Armes et munitions de guerre au Kivu : un secret très bien gardé !

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Soldiers in the Armed Forces of the DemoIncroyable mais vrai ! Les professionnels des médias et des activistes des droits de l’homme n’en revenaient pas à la vue d’importantes  caches d’armes et des munitions de guerre découvertes sur les collines de Chanzu, dans le territoire de Rutshuru. Cet arsenal impressionnant a été mis à nu par des éléments des FARDC lors de leurs offensives contre les rebelles du M23 qui, surpris par la force de frappe et de feu, n’ont pas eu le temps de détruire ou de dissimuler ces centaines de tonnes d’armes et munitions de guerre. Chanzu ne représente que l’une des collines de ce territoire qui a été reprise par les FARDC à l’issue des combats rudes et meurtriers. Qu’en est-il d’autres sites, surtout ceux situés aux frontières entre la RDC et ses deux voisins belliqueux de l’Est ? 

 Des caches d’armes depuis l’AFDL…..

 La première découverte concerne l’origine de ces armées et munitions de guerre qui démontre que cet arsenal ne peut être fourni que par des Etats voisins non frappés d’embargo à ce sujet. Ces armes provenaient des pays occidentaux, comme l’indiquent les étiquettes sur les caisses de ces engins de mort. Cette découverte a l’avantage de prouver encore une fois à la face du monde les implications directes du Rwanda et  de l’Ouganda dans le génocide qui sévit en RDC depuis près de vingt ans. Il saute aux yeux que cette stratégie des caches d’armes remonte aux premières heures de l’agression de la RDC en 1996 par des armées régulières ougandaises et rwandaises sous les couleurs de l’AFDL. Au fur et à mesure que les forces des pays agresseurs avançaient à travers les différents territoires congolais, leurs stratèges construisaient des caches d’armes et des munitions pour favoriser les ravitaillements des troupes au front ou plus tard.

Il est donc établi que c’est durant les cinq années de règne du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, un mouvement de rébellion fortement soutenu par le Rwanda qui avait fourni des hommes des troupes, stratèges militaires, services des renseignements et soutien diplomatique, que se sont consolidées ces caches d’armes et munitions de guerre. Une année après la signature et la mise en place du gouvernement de 1+4, le CNDP de L. NKUNDA déclencha une autre rébellion en occupant le territoire de Masisi où il implanta certainement d’autres caches d’armes et des munitions de guerre.

Refus d’être déployés ailleurs que dans ces deux territoires

C’est la raison pour laquelle, les opérations de mixage et brassage échouèrent avec fracas car les éléments rwandais infiltrés subtilement dans les FARDC ont toujours opposé un refus catégorique d’être déployés dans d’autres provinces de peur que ne soit découvert, par pur hasard, le pot aux roses. Kigali les ayant instruits de ne pas trop s’éloigner de ces caches d’armes situées essentiellement dans ces deux territoires. D’ailleurs, l’on réalise aujourd’hui toutes les astuces utilisées par les responsables politiques et militaires du RCD pour empêcher que les éléments de leurs troupes ne soient déployés ailleurs que dans le Rutshuru et le Masisi.

Que d’incidents planifiés dans les centres de brassage à Kamina, Kitona, Lukandu entre les éléments du RCD contre ceux du MLC et de l’armée régulière ? Avec comme objectif de ramener leurs troupes au Kivu dans l’attente d’autres rébellions répétitives en vue de la partition du Kivu. Le gros des troupes du RCD n’était constitué que des militaires rwandais chargés de surveiller et d’alimenter ces caches d’armes et munitions de guerre. 9/10ème des troupes du RCD n’étaient constitués que des éléments rwandais, tout comme certains officiers supérieurs  généraux et certains colonels, notamment  Nkundabatware, Ntaganda, Mutebusi et tant d’autres cités dans des rapports récemment rendus publics au sujet de ce M23.

Des containers bourrés d’armes et munitions de guerre

            Le Quotidien de l’Avenue Colonel Lukusa avait eu la justesse de dénoncer au lendemain de l’éclatement de la guerre du RCD l’existence des containers déployés à travers les rues et avenues de la capitale sous formes des caches d’armes et munitions de guerre. Cela, à la suite d’un pur hasard des circonstances ayant abouti à la découverte d’un container contenant des armes et munitions de guerre. Preuve, s’il en faut une, que les stratèges de Kigali avaient planifié une guerre en pleine ville de Kinshasa une fois le coup d’Etat contre feu L.D. KABILA aurait échoué. Tout comme au lendemain de la révocation de l’assistance militaire entre Kigali et le gouvernement de feu Mzee L.D. KABILA, des avions d’une compagnie aérienne civile commerciale avaient été affrétés pour le transport des éléments de l’armée rwandaise pour leur rapatriement dans leur pays d’origine. Une fois arrivés à Goma, ils ont pris en otage les membres de l’équipage, les forçant de refaire le mouvement pour un raid sur la base de Kitona. Voilà comment a éclaté la guerre du R.C.D. le 2 août 1998. Une violation de la Convention de Vienne sur le droit humanitaire. Un acte de piraterie aérienne à l’instar des  éléments palestiniens d’Abou NIDAL.

 Nécessité d’approfondir les enquêtes    

Au regard de la découverte de cet arsenal impressionnant et de l’affaire du container bourré d’armes et munitions de guerre à Kinshasa en 1998,  il est urgent de déclencher des enquêtes approfondies à travers toute la République pour rechercher d’autres caches d’armes et munitions de guerre. Dès lors que les stratèges de ces deux Etats belliqueux ne cachent pas leurs funestes ambitions hégémoniques. Le porte-parole de l’armée régulière ougandaise vient de faire état de la présence de 1.600 éléments du M23 détenus quelque part. Une façon de se constituer une réserve en hommes en prévision d’une autre rébellion. Un homme averti en vaut deux.

F.M.  

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