Après un séjour forcé en prison, Diomi Ndongala a regagné Kinshasa

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Le Président national de la Démocratie Chrétienne (DC), Eugène Diomi Ndongala, a débarqué hier lundi 07 février 2011 à Kinshasa, plus précisément au siège de son parti sur l’avenue Colonel Ebeya, à la Gombe. On rappelle qu’il a passé deux semaines à la prison de Boma, au Bas-Congo après sa condamnation à 5 mois de prison suivi de son acquittement au degré d’appel. Accueilli chaleureusement par les membres de son parti, fanfares, danses et chansons, il a tenu une conférence de presse. Il a commencé par remercier le Seigneur parce que, c’est grâce à lui qu’il est libre.

            Diomi Ndongala s’est dit déterminé à reprendre son combat politique. Cette arrestation, selon lui, visait à l’empêcher d’être candidat aux élections de 2011. Il a ajouté que le peuple congolais a le devoir de barrer la route à la dictature. A en croire Diomi, la situation est grave dans la province d’où il  vient. Le pouvoir est en train de maltraiter la presse. Des journalistes sont tués, privés de liberté, les Congolais sont dans la souffrance. Alors, il est temps de mettre fin à la tricherie, à la violation des droits de l’homme, a-t-il dit.
            Il a souligné  que les droits civils et politiques des Congolais, surtout des opposants politiques, des militants des droits de l’homme ainsi que des journalistes ne sont pas respectés en RDC.
            Il a fait état de la corruption politique à grande échelle, de l’affaiblissement de l’Etat de droit, de la gestion monolithique du pouvoir dans un pays où la décentralisation administrative, aurait dû être l’élément incontournable pour le développement socio-économique de toutes les provinces. Au contraire, la décentralisation administrative a été anéantie par la récente modification unilatérale de la Constitution adoptée d’ailleurs sur fond d’achat des consciences, a-t-il soutenu.
            Diomi a dit que le moment était venu de dénoncer ouvertement les stratégies néfastes qui visent à plonger le pays dans le désespoir, notamment la stratégie de la modification des textes constitutionnels et électoraux afin de se donner des avantages injustifiés par rapport à l’opposition politique.
            Il a décrié aussi la stratégie de l’intimidation et de l’insécurité pour justifier des mesures répressives extraordinaires qui visent à démobiliser les forces du changement ainsi que la stratégie de la désinformation et du verrouillage des médias, les entraves à la libre circulation des membres des partis politiques de l’opposition. Il a conclu en affirmant que son rêve est de construire un Congo différent, plus humain, plus libre et démocratique.
 
                                                                                                                                                                                                                           Anto Matempu T.
 

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