Après les marches du 26 mai 2016  : la Dynamique promet de nouvelles actions

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13241172_10206473281016304_3469681236514603721_nAprès les marches du 26 mai 2016 dans la ville de Kinshasa et dans d’autres provinces du pays, réprimées violemment pour la plupart par la police, la Dynamique de l’opposition ne compte pas du tout baisser la garde.
Elle promet de nouvelles actions dans les semaines et mois à venir, afin de contraindre le pouvoir en place au respect de la Constitution, à l’organisation des élections crédibles et démocratiques dans les délais constitutionnels et obtenir ainsi l’alternance paisible et démocratique au sommet de l’Etat. A cet effet, une sorte d’union sacrée de l’Opposition est en train de se faire jour, comme au bon vieux temps des années CNS, où les forces acquises au changement avaient fait corps pour mettre un terme à la dictature du Maréchal Mobutu.
Au cours d’un point de presse tenu le samedi 28 mai 2016 au siège des Fonus, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, le modérateur de la Dynamique de l’Opposition, Fabrice Puela, a remercié les populations de Goma, Bukavu, Uvira, Bunia, Mbandaka, Moba, Butembo, Beni, Kananga, Bandundu et Kinshasa pour avoir répondu massivement à son appel.
            Contrairement à certaines sources qui ont parlé d’une faible mobilisation voire d’un fiasco, le modérateur de la Dynamique s’est félicité de la descente de plus de 200.000 personnes dans les rues pour rejeter l’arrêt de la Cour Constitutionnelle et exiger le respect de la Constitution pour l’organisation des élections d’une part et, d’autre part, exprimer leur solidarité et leur indignation face aux massacres à répétition de leurs compatriotes de l’Est du pays, particulièrement ceux vivant dans les territoires de Beni, Butembo et Lubero.
            Pour l’élu de Matadi, les marches du 26 mai 2016 constituent un sérieux avertissement aux faucons de la famille politique du Chef de l’Etat, qui tentent par tous les moyens de violer la constitution afin d’obtenir le « glissement » du mandat de leur autorité morale.
            Fabrice Puela a condamné l’utilisation disproportionnée et abusive des forces de l’ordre à des fins de répression et d’intimidation de la population.
            S’agissant particulièrement de la ville de Kinshasa, le modérateur de la Dynamique de l’Opposition a fustigé l’attitude du gouverneur Kimbuta, pour avoir unilatéralement modifié, la veille de la manifestation, l’itinéraire que devaient emprunter les manifestants, en leur imposant l’avenue des Huileries alors que le parcours initialement retenu lors de la séance de travail du 24 mai, en présence de la Monusco, était l’avenue 24 novembre.
            «Rien mais alors rien ne pouvait justifier l’usage abusif des gaz lacrymogènes et parfois des tirs à balles réelles par la police contre des citoyens marchant pacifiquement », a martelé Fabrice Puela, avant d’exiger la libération sans condition de tous les militants arrêtés, partout à travers le pays, à l’occasion de ces marches et demandé à la Monusco ainsi qu’aux associations des droits de l’homme de tout entreprendre pour obtenir leur relaxation.
            Tout en prenant à témoin la  communauté internationale et les associations des droits de l’homme, la Dynamique de l’Opposition exige que des sanctions soient prises contre tous  les commanditaires et exécutants de la répression des forces de l’ordre.
ERIC WEMBA