Après les fêtes, … les incertitudes

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joyeau-réveillon-2015 En l’espace d’une semaine, le Kinois  s’est battu pour  bienfêter la Noël et le Nouvel A

 En plus de se souhaiter les vœux de bonheur, santé, réussite, longévité, etc.,   c’était aussi  le moment  pour plusieurs familles de faire le bilan  de manière générale  de l’année 2014. Au-delà de cet aspect festif, c’était    l’occasion propice pour  évaluer  ce qui avait marché  ou pas afin de prendre de bonnes résolutions  pour  que  l’année 2015 qui vient de débuter commence sous de bons auspices et soit meilleure. 

 

Dès le réveil ce lundi  5 janvier 2015, tous devront  affronter le quotidien et un avenir incertain qui se présente à eux.  Trois domaines sont particulièrement concernés, parmi lesquels l’éducation, économie et la santé.

De nombreux parents, devront faire face à leurs responsabilités, notamment payer les différents frais exigés  par les écoles et les universités pour que les enfants ne soient pas renvoyés à la maison et continuent à apprendre normalement.

Et quant on connait l’environnement économique morose  dans lequel vit la République Démocratique du Congo  et le niveau de paupérisation atteint  par sa population, c’est avec un cœur serré et beaucoup d’inquiétudes que de nombreux ménages redoutent ce moment des retrouvailles avec les milieux scolaire et universitaire.

Car, le danger est que,  sans ressources financières  conséquentes et suffisantes, beaucoup de ces enfants ne puissent pas achever leur année scolaire et académique en cours.  Ils finiront ainsi par aller  grossir les rangs  de tous les analphabètes,  Kuluna  de triste mémoire et autres marginaux qui ont raté leur scolarité et qui ne peuvent ni prendre le train ni le suivre. Dans ce chapitre scolaire, la paix doit absolument  revenir à l’est du pays où des milliers d’enfants vivent dans une insécurité chronique depuis prêt de vingt ans. Sinon, ces enfants congolais seront exclus du système scolaire.

Pour les fonctionnaires et agents  de l’Etat, c’est  le moment attendu pour que le gouvernement Congolais améliore  leurs conditions salariales  pour qu’ils sortent de la précarité. Cela du fait que, jusqu’à la preuve du contraire, le fonctionnaire de l’Etat, clochardisé  vit en dessous du seuil de la pauvreté. Et puisque le gouvernement parle de l’amélioration du cadre macro économique, il serait alors  tout à fait normal que  le premier palier du barème de Mbundi soit enfin appliqué.

Il faut compter avec le ras-le-bol des tous les syndicats de l’administration publique qui avaient déjà manifesté à plusieurs reprises de signes de mécontentements, particulièrement, celui du personnel  scientifique, administratif et ouvrier, qui attend les cinq cent millions des francs qui avaient été promis par le gouvernement depuis deux  maintenant,  afin de gommer les écarts de salaires constaté dans le secteur universitaire.

Des soins de santé très coûteux ne permettent à la population Kinoise un accès à des soins de qualité. Faute d’aller voir des spécialistes dont les consultations ne sont pas à la portée de tout le monde, c’est le règne de l’automédication, de la débrouille et un recours systématique à tous les charlatans. La population  espère que sa santé sera désormais prise en charge. Car,  sans une population saine de corps et d’esprit, aucun développement n’est possible.

VAN