Après les élections du 12 mars 2016 : nouvelle configuration des bureaux des Assemblées Provinciales

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carte rdcPendant  que l’opinion tant nationale qu’internationale se focalise sur la liste définitive des candidats gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces, une autre compétition électorale s’est tenue, le samedi 12 mars 2016, à travers les 21 provinces nouvelles issues du découpage territorial. Il s’agit de l’élection des membres des bureaux des assemblées provinciales de ces nouvelles entités décentralisées.

Selon les informations parvenues au Phare, la Majorité Présidentielle  a raflé 19 sièges  de présidents des bureaux des Assemblées provinciales contre deux seulement à l’Opposition. Dans la sphère dirigeante de la famille politique du Chef de l’Etat, ce ras-de-marée électoral est interprété comme le fruit du respect des consignes mais aussi de la cohésion retrouvée après la fronde historique du G7, le fameux groupe des leaders des sept partis politiques ayant choisi de couper le cordon ombilical avec la «maison-mère».

Point n’est besoin de rappeler que la fissure avait pour toile de fond des divergences d’approche du Dialogue politique et et de la notion de l’alternance au pouvoir en cette fin imminente du second et dernier mandat de Joseph Kabila.

            Dans plusieurs cercles politiques de la Majorité Présidentielle, on pense que le contrôle total des bureaux des Assemblées provinciales de nouvelles provinces par cette plate-forme politique  préfigure sa future et écrasante victoire életorale lors du scrutin du 26 mars 2016 consacré aux gouverneurs et leurs adjoints. On croit savoir qu’à ce niveau aussi, rien ne pourrait perturber le mot d’ordre de l’Autorité morale de la Majorité Présidentielle.

            A ceux qui accusent les Kabilistes d’avoir pris la démocratie en otage, ceux-ci soutiennent avoir laissé aux unes le soin de départager les prétendants à la gestion des organes déliérants dans les provinces le samedi 12 mars 2016.

La démocratie, dit-on, c’est aussi l’autre versant de la «dictature» de la majorité sur la minorité.

La nouvelle configuration des bureaux des Assemblées provinciales dans les 21 provinces démembrées a donc changé. En principe, la famille politique du Chef de l’Etat est assurée de prendre, dans une dizaine de jours, le contrôle des exécutifs provinciaux.

Ce que les observateurs souhaitent  est que les animateuirs et contrôleurs de nouvelles institutions provinciales répondent aux attentes de leurs administrés. Les défis les plus urgents à relever concernent les infrastructures de base (routes, énergie, eau, électricité, hôpitaux, écoles), les unités de production, les emplois, etc.

La polémique ne va certainement pas fléchir au sujet du respect des règles de jeu démocratique, surtout en ce qui concerne le filtrage des candidatures au niveau tant de la Commission Electorale Natioale Indépendante que des Cours d’appels, chargées de se prononcer sur les contentieux préélectoraux. Mais, la question du poids sociologique de certains leaders qui revendiquent l’animation de l’Opposition n’en demeure pas moins posée.

D’aucuns notent qu’en l’absence d’un poids lourd comme l’Udps d’Etienne Tshisekedi, la MP n’est pas du tout bousculée dans les joutes électorales.                     KIMP