Après l’échec avéré : le M23 et ses parrains ciblent de nouveau Goma

0
19

 

Après l’échec prévisible des négociations politiques de Kampala, c’est l’option militaire qui semble désormais se profiler à l’horizon. Selon des sources proches des Ong de défense des Droits de l’homme dont le porte-parole de la société civile du Nord Kivu et relayées par des correspondants des médias étrangers, l’on observe depuis peu des mouvements des troupes à quelques kilomètres de la ville de Goma.

 Toujours selon ces sources, le M23 aurait reçu des renforts à partir du Rwanda, notamment deux bataillons des éléments de l’armée régulière qui stationneraient tout près de la frontière en territoire de Nyiragongo dans les localités de Rutagara et de Busizi. D’autres sources signalent dans la localité de Rukoko, des militaires rwandais ont été aperçus en compagnie des éléments du M23. Et  Omar KAVOTA de préciser qu’un autre bataillon des militaires rwandais et des éléments du M23 se trouvent déjà à 1 km de l’aéroport de Goma alors que lors du sommet des chefs d’Etat de la CIRGL tenu à Kampala, il avait été décidé que les troupes de l’armée régulière rwandaise et leurs alliés du M23 devraient se trouver à au moins 20 kms de Goma. Ce renforcement des positions de ces troupes rwandaises et leurs alliés du M23 autour de la ville de Goma se remarque particulièrement dans les localités de Munigi, Kibati, Kanyaruchinya et Buhimba, selon des sources indépendantes. Où l’on déplore des cas des viols, des vols, des tueries et d’intimidations perpétrés par ces éléments qui privilégient la logique de Kalachnikov comme seul moyen d’arriver au pouvoir et ce, depuis 1996.

Eviter toute surprise….. 

            La société civile du Nord-Kivu a tiré la sonnette d’alarme pour demander au gouvernement central et à la MONUSCO de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de décourager les velléits hégémoniques de Kigali et Kampala. Car, au cas où ces éléments de l’armée régulière rwandaise et leurs alliés du M23 s’emparaient encore une fois de la ville de Goma, ce sera pour y perpétrer des actes des tueries, des viols massifs, des massacres et de vol comme ils l’avaient fait au mois de novembre de l’année dernière.

            On comprend alors les prises de position du médiateur ougandais, de son complice de Kigali et d’autres Etats de la CIRGL pour faire trainer le déploiement des forces neutres chargées de neutraliser les forces négatives dont particulièrement le M23. Ce, au moment où François HOLLANDE vient d’administrer une leçon de la protection des populations civiles non armées du Mali contre les terroristes Djihadistes proches d’Al Quaïda. Que  faut-il encore pour faire comprendre à cette fameuse communauté internationale que le génocide qui sévit au Kivu n’a rien de comparable à celui qui avait mobilisé l’opinion en 1994? Des rapports établis par des experts indépendants de l’ONU en sa qualité de gendarme mondial sont fort éloquents de par les preuves palpables et irréfutables, dont notamment les photos prises par les satellites d’observation, les voyageurs, les correspondants de guerre et surtout les aveux des anciens militaires rwandais et des fonctionnaires de ce pays révoltés par l’ampleur de ce génocide. Au cas où ces éléments de l’armée régulière rwandaise et leurs complices du M23 reprenaient le chef-lieu de la province du Nord Kivu, les populations congolaises vont retirer leur confiance aux forces onusiennes. A quoi servent les 17.000 éléments de la MONUSCO s’ils assistent sans réagir aux viols, aux pillages, aux déplacements forcés et aux massacres des populations civiles non armées de cette contrée ? 

Qui va payer la note du fleuve de sang ?

            Après des décennies, les relations entre Paris et Ankara ont pris un froid lorsqu’un député de l’ancienne majorité en France a obtenu l’ouverture d’une action diplomatique pour sanctionner l’Etat turc accusé d’avoir perpétré le génocide des arméniens en 1914-18. On sait aussi que l’Etat d’Israël avait mis en place un programme d’arrestation des responsables nazi coupables d’exécutions sans procès des six millions des juifs entre 1928-45 sous le régime d’Adolph HITLER. L’ONU a mis en place trois tribunaux pénaux internationaux pour l’ancienne Yougoslavie, la Sierre Léone et le Rwanda. Or, tous les rapports rédigés par les experts de l’ONU concluent au massacre de près de six millions des populations congolaises depuis le déclenchement de la guerre dite de l’AFDL jusqu’à celle du CNDP. On sait que des pétitions circulent à travers le monde pour obtenir l’érection d’un tribunal pénal spécial sur la RDC. De même, tous les sommets des chefs d’Etat, notamment lors de la francophonie, de l’Union Africaine, de la SADC, de la CEEAC et de la CIRGL ont insisté sur la souveraineté, l’intégrité territoriale de la RDC et le droit des populations congolaises de vivre en paix sur les terres de leurs ancêtres.

F.M. 

LEAVE A REPLY

*