Après Katumbi, Bemba, Kamerhe et F. Tshisekedi…: à son tour, Shadary veut changer le Congo avec 86 milliards USD

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Ramazani Shadari de la majorité présidentielle, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Ramazani Shadari de la majorité présidentielle, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Maintes fois reporté, le rendez-vous a finalement a eu lieu hier lundi 19 novembre à Pullman hôtel de Kinshasa. C’est celui de la présentation tant attendue du programme de gouvernance du dernier candidat en lice parmi les « poids lourds » de la présidentielle du 23 décembre prochain. A savoir : Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin de Joseph Kabila Kabange qui a déjà épuisé tous ses deux mandats constitutionnels.

Pour bien réussir son action, au cas où la majorité des Congolais lui feraient confiance en le portant au sommet de l’Etat, Emmanuel Ramazani Shadari se dit capable de mobiliser 86 milliards de dollars durant les 5 ans de son mandat.

Ces ressources, une fois mobilisées, seront utilisées suivant les 4
piliers sur lesquels sa gouvernance pourra s’appuyer en vue de donner
satisfaction au peuple congolais dans le sens de répondre à ses
attentes. Il s’agit notamment de :
– L’assurance de la protection du citoyen et de ses biens par l’Etat ;
– La garantie de l’emploi et des revenus suffisants pour couvrir les
besoins de base de tous les Congolais ;
– La garantie de l’accès aux services publics de l’Etat ;
– La démonstration de l’importance de la position géostratégique de la
République Démocratique du Congo.
De cette vision basée sur les 4 piliers pour asseoir sa gouvernance,
l’homme à qui Joseph Kabila a fait confiance pour lui succéder en cas
de succès électoral pense également s’appuyer sur les 4 axes ci-après
:
– Le renforcement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire
national, et l’amélioration de la gouvernance ;
– La construction d’une économie diversifiée et compétitive ;
– La lutte contre la pauvreté et la garantie de l’accès aux services
publics de l’Etat ;
– La réaffirmation du rôle géostratégique de la RDC.
Pour y parvenir, il affiche sa détermination à vaincre un certain
nombre d’antivaleurs. « Je m’engage à lutter contre le clientélisme,
les abus du pouvoir, l’impunité, la corruption et la fraude ».
Il importe de rappeler que dans ce cadre de la présentation des
programmes de gouvernance par les différents candidats en lice, le
poulain du FCC (Front commun pour le Congo) a été précédé par
plusieurs concurrents pour l’accès au fauteuil présidentiel tant
convoité.
Parmi ceux-ci, certains n’auront pas la chance de concourir le 23
décembre parce qu’ils ont été invalidés lors de l’examen de leurs
dossiers. C’est le cas de Moïse Katumbi qui allait concourir sous le
label de l’Ensemble, et Jean-Pierre Bemba qui portait celui de son
parti le MLC (Mouvement de libération du Congo). Ils avaient proposé,
respectivement 100 milliards USD et 83 milliards USD sur la période de
5 ans, pour construire un nouveau Congo.
Quant aux candidats en lice, il y a Vital Kamerhe de l’UNC qui
envisage de mobiliser 114 milliards USD, Yves Mpunga 400 milliards,
Noël Tshianyi 800 milliards pour la même période. Pour sa part, Félix
Tshisekedi propose 86 milliards USD pour 10 ans.
D’autres challengers ont aussi proposé des milliards USD à mobiliser.
Personne n’a fait une proposition de moins de dix milliards, comme
c’est le cas avec le budget actuel de l’Etat congolais.
Dom

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