Après Jean-Lucien Busa : MLC : Babala à la porte de sortie !

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babalaAprès le feuilleton du député national Jean-Lucien Busa, qui s’est terminé par sa radiation de la liste des cadres du MLC (Mouvement de Libération du Congo) au mois de juillet dernier, le torchon brûle de nouveau au sein de ce parti. Selon des sources proches de l’avenue du Port, à Gombe, l’affaire tourne autour de plusieurs accusations mises à charge du Secrétaire général Adjoint Fidèle Babala, dont la plus grave est le trafic d’influence. On laisse entendre que depuis l’arrestation du président national, Jean-Pierre Bemba en mai 2008, et son transfèrement au centre pénitencier de la CPI (Cour Pénale Internationale) à La Haye, celui qui se fait passer pour l’homme de confiance et le confident du « Chairman » a transformé sa ligne téléphonique avec le précité en fond de commerce. Sous prétexte de recevoir des instructions personnelles et particulières de la « Hiérarchie », il ferait marcher cadres et militants du MLC n’ayant aucune possibilité de vérification au niveau de cette « Hiérarchie ».

C’est sur la base des instructions qu’il soutient avoir reçu de Jean-Pierre Bemba, signale-t-on, qu’il a tenté d’imposer à Micheline Bie, Questeuse Adjointe de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) pour le compte du MLC, une liste de 15 membres sur 17 dans le cabinet qu’elle est appelée à former, ne lui laissant que les postes de Secrétaire Particulier et de Huissier. Pour avoir ignoré superbement les «15» recommandés, indiquent des sources proches du dossier, Micheline Bie a fait l’objet de menaces diverses de la part de leur parrain, d’où sa détermination à saisir la justice afin de prévenir tout mauvais coup. Ainsi, l’on ne devrait pas s’étonner d’apprendre, un de ses quatre matins, que Fidèle Babala est interpellé par le Parquet général de la République, avec comme plaignante la Questeuse Adjointe de la Ceni.

            On précise au sujet de Micheline Bie, dont certains sont tentés de contester le combat politique et la compétence, qu’elle fait partie des cadres de première heure du MLC, qui avait rejoint Jean-Pierre Bemba à Gbadolite à l’époque de la rébellion. Son cursus académique, professionnel ainsi que son statut social devraient inspirer respecter.

            A en croire des milieux proches du MLC, Fidèle Babala tenait à placer un de ses hommes de paille au Bureau de la Ceni. On le soupçonne d’avoir fait une cour assidue à Samy Badibanga, président du Groupe Parlementaire UDPS et Alliés, afin de le convaincre de désigner une femme dans le quota réservé à cette composante à la CENI, de manière à contraindre le MLC à présenter un candidat masculin et partant à éliminer Micheline Bie. Le refus de Samy de jouer son jeu aurait fait capoter son calcul.

            Les mêmes sources affirment qu’après la désignation du professeur Ndjoli à la vice-présidence de la CEI (Commission Electorale Indépendante), Babala aurait tenté de faire chanter également ce cadre du MLC, qui s’en était plaint auprès de la « Hiérarchie ». Elles rappellent que plusieurs cadres ont quitté le parti à cause de Babala, qui les mettait mal à l’aise à leur brandissant de fausses décisions d’autorité en provenance de La Haye

            L’autre accusation qui pèse sur Fidèle Babala concerne une instruction venue de La Haye mais ignorée du Secrétariat général du MLC et selon laquelle, le Rapporteur de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Bakizolele, et tous les membres de son cabinet seraient soumis à une retenue mensuelle de 50% sur leurs émoluments et salaires.

            Avec des dossiers aussi noirs, pense-t-on, Fidèle Babala est d’ores et déjà candidat à la porte de sortie du MLC.

Kimp

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