Après les consulats, c’est bientôt le tour des ambassades : la RDC et la Belgique au bord de la rupture

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Le bras de fer entre Kinshasa et Bruxelles connait un rebondissement inattendu et spectaculaire. Alors que l’opinion était en train de commenter avec surprise la fermeture provisoire de la Maison Schengen, voilà que Kinshasa annonce la fermeture de son consulat à Anvers et demande, dans le cadre du principe de la réciprocité à Bruxelles de faire de même avec ses consulats à Lubumbashi et celui de Goma.

Selon un observateur de la scène sociopolitique congolaise, tout porte à croire que les autorités congolaises ne vont pas s’arrêter à ce niveau. Dans leur quête de vouloir faire très mal aux « Noko », l’on apprend des sources proches de la direction congolaise de
l’Aviation Civile que le nombre des rotations hebdomadaires des vols des aéronefs de la compagnie aérienne belge « Brussels Airlines » vers Kinshasa est réduit à la baisse. De sept, il passe à quatre vols par semaine en direction de Kinshasa. En outre, coïncidence pour le moins troublante, il semble que Lufthansa vient de remercier les deux
directeurs généraux de Brussels Airlines. On rappelle que la compagnie aérienne allemande Lufthansa avait pris le contrôle de Brussels Airlines depuis le 28 septembre 2016. De 45 % des parts dans le capital de la compagnie belge, Lufthansa a acquis les 55 % restant.
Conduisant Brussels Airlines de passer immédiatement  dans le giron d’Eurowings, la filiale Low Cost de Lufthansa.

Les conséquences sur le plan financier et économique seront dures, car cette réduction à la baisse du nombre des vols hebdomadaires vers Kinshasa va provoquer très sensiblement la réduction du personnel local et expatrié, aggravant ainsi le chômage, particulièrement au
sein de nos compatriotes qui ne vont pas trouver directement du travail. De même, après la fermeture provisoire de la Maison Schengen, les activités de l’Agence Belge du Développement (Ex-CTB) ont cessé
depuis quelque temps, essentiellement au lendemain de la réduction par
Bruxelles de ses interventions financières directes avec le
gouvernement de Kinshasa pour le contraindre au respect strict de l’Accord de Saint Sylvestre.

On s’étonne de constater que le dernier vol d’un aéronef battant pavillon congolais vers la Belgique date d’il y a plus de quarante ans. Autrement dit, le principe de réciprocité soulevé par Kinshasa ne repose sur aucun indice de valeur.

Par ailleurs, ces mesures préjudicient plus les intérêts d’un autre
membre de l’Union Européenne, en l’occurrence la République Fédérale
Allemande qui, comme on le sait, représente l’Etat le plus riche de
l’Europe qui joue un rôle déterminant sur le plan économique,
commercial ,financier, scientifique et technologique sur l’échiquier
mondial.
C’est le lieu de rappeler à l’opinion que les relations diplomatiques
entre la Belgique et son ancienne colonie ont toujours été
caractérisées par des crises de tous genres. Au lendemain de
l’accession à la souveraineté internationale, Il y avait eu la
première rupture qui s’était soldée malheureusement par l’assassinat
du Premier Ministre. En 1990, à la suite des articles parus dans la
presse belge accusant violement feu le maréchal Mobutu, Kinshasa
rompit la coopération économique et scientifique avec Bruxelles qui se
solda par le départ précipité des agents de la coopération belge.
Espérons que l’on ne va pas se retrouver à ce niveau, la diplomatie va
jouer son rôle dans les coulisses.
F.M.