Appel de détresse  des réfugiés en RDC

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Le 20 juin de chaque année marque la Journée internationale des
réfugiés. C’est dans ce cadre que les différentes communautés des
réfugiés vivant à Kinshasa ont lancé un SOS à partir du centre
culturel TEXAF, à Gombe. Elles ont attiré l’attention des autorités de
leur pays d’accueil, du HCR, des partenaires traditionnels et du corps
diplomatique sur leurs difficultés aux plans de la protection, de la
santé, de l’éducation et dur social.

Ces communautés des réfugiés proviennent de 18 pays : Angola,
Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo/Brazzaville, Côte d’Ivoire,
Erythrée, Guinée/Conakry, Libéria, Népal, Ouganda, Rwanda, Sierra
Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Syrie et Tchad.
Le président de la communauté centrafricaine et membre du Comité
Urbain des Réfugiés de Kinshasa, Rodrigue Mingo Lanza, a indiqué que
seuls les soins primaires sont pris en charge par le HCR-Kinshasa. Or,
plusieurs pathologies chroniques sont de plus en plus enregistrées et
nécessitent une prise en charge pour les soins secondaires et
tertiaires. Plusieurs ordonnances médicales prescrites aux réfugiés
malades sont en souffrance chez le partenaire d’exécution. De même,
des dossiers qui nécessitent des évacuations sanitaires sont bloqués.
Quant au secteur de l’éducation, beaucoup de promesses restées sans
lendemain. Le minimum d’assistance qui était assuré auparavant a été
supprimé par le HCR-Kinshasa sans aucune mesure d’accompagnement pour
les parents sans emploi. La scolarisation gratuite des élèves au
secondaire a été supprimée. Toutefois, toute initiative du HCR
Kinshasa consistant à envoyer des réfugiés en formation à l’INPP
mérite d’être encouragée.
En outre, la « Carte d’Identité pour Réfugié » (CIRE) n’est pas
acceptée dans plusieurs messageries financières. Ces dernières exigent
aux réfugiés de présenter soit un passeport, soit une carte
d’électeur, soit un permis de conduire. Il y a des cas d’insécurité,
notamment des risques d’enlèvement et d’assassinat, de stigmatisation,
d’arrestation avec détention arbitraire, des tracasseries policières,
etc. Les refugiés sont dépourvus des structures de détente et
d’épanouissement, telles qu’un centre de loisirs, une bibliothèque.
Vu tout ce qui précède, les réfugiés demandent la levée de la
limitation des soins de santé au stade primaire ; le concours des ONG
internationales et locales pour accélérer les cas d’évacuation
médicale et de règlement des ordonnances à temps ; le traitement des
dossiers des demandeurs dans un délai ne dépassant pas 4 mois, le
renouvellement des cartes des réfugiés à temps, etc.
Pour sa part,  Basile Olongo, vice-ministre de l’intérieur, a fait
savoir que le gouvernement congolais va continuer à respecter le
principe de l’hospitalité et son engagement à travailler avec le HCR
pour le bien des réfugiés. D’après les statistiques officielles, la
RDC héberge près de 472.000 réfugiés.

Murka