APD en croisade contre la drépanocytose

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L’Association pour la prévention de la drépanocytose (APD) a été lancée samedi à Mama Yemo. Sa présidente, Me Kamanda a brièvement présenté son organisation dont on a retenu que créée en 2007, l’Apd a vocation de s’étendre sur l’ensemble du pays. Dans ses objectifs, elle vise à prévenir et informer la jeunesse, les couples fiancés et mariés sur la situation de la maladie, conscientiser les familles et les personnes drépanocytaires sur le mode de vie et enfin, insister sur le dépistage des enfants et adultes sur la nécessité de repérer les AS et les informer sur les risques de la transmission. Projets ? l’Adp en compte. C’est notamment créer un centre d’enseignement sur la maladie, un centre d’accueil où seront reçus les médecins mis à la disposition du public, de travailler avec les organisations nationales et internationales poursuivant le même but où les malades drépanocytaires pourront bénéficier des traitements.

Deux interventions, intéressantes ont été enregistrées à cette occasion. C’est celles de Dr Muiyila et Seruvugo. Le premier est resté dans la définition du concept « Drépanocytose ». Son collègue a évoqué les moyens de prévention. Maladie génétique grave, transmise par les deux parents, la drépancytose est due à une anomalie de l’hémoglobine, appelée hémoglobine «S» qui rend les globules rouges rigides et falciformes. Le médecin a insisté sur le fait que ses signes sont notamment la pâleur et fatigue, les crises douloureuses, la sensibilité accrues à certaines infections et les lésions des organes (os, cœur, cerveau…). Quant à son mode de transmission, c’est par les deux parents. Les porteurs sains sont en bonne santé et possèdent, l’un, une hémoglobine «A» et l’autre «S» qui ne se manifeste pas. Si donc le conjoint est un porteur saint, il y a donc risque de transmission de la maladie à l’enfant. Le Dr Seruvugo a relevé, dans sa partie consacrée à la prévention, la nécessité de se faire dépister tôt et à la sensibilisation au moyen des supports de communication les plus accessibles au public, dont les médias.

Des témoignages de proches parents des drépanocytaires ont été faits. L’ensemble de leurs interventions a tourné autour de la négligence d’un malheur qu’on pouvait éviter mais aussi sur le manque des mesures à prendre pour faire face à la maladie.

D-I.K 

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