Amnistie : Katumbi non demandeur !

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Après la sortie médiatique de Léon Kengo wa Dondo sur les antennes de RFI (Radio France Internationale), avec un accent particulier sur l’exclusion de Moïse Katumbi du processus électoral, le précité a répliqué par le biais d’une conférence de presse qu’il a animée le
mercredi 21 août au siège de l’Ensemble, à Bruxelles, en Belgique.

Selon notre confrère Cheik Fita, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga a rejeté catégoriquement la proposition du président du Sénat de le voir solliciter une amnistie auprès du Chef de l’Etat. Il
a également décliné  toute offre de grâce présidentielle, au motif que
les faits pour lesquels il est poursuivi sont « politiques ».
Moïse Katumbi a brandi, pour ce faire, l’argumentaire selon laquelle
il ne se reconnaît coupable dans aucun des dossiers judiciaires mis à
charge. A son avis, la suggestion du numéro un de la Chambre haute du
Parlement allant dans le sens d’une demande d’amnistie confirme le
caractère politique de tous les procès « fabriqués » contre lui par le
pouvoir en place à Kinshasa.
S’agissant précisément des dossiers judiciaires dans lesquels il
serait impliqué, à savoir ceux en rapport avec la « spoliation
immobilière », le « recrutement des mercenaires », le « financement
d’un mouvement rebelle en Ituri », la « double nationalité » et la «
falsification de passeport », Moïse Katumbi les a tous versés dans la
stratégie arrêtée par la Majorité Présidentielle pour le disqualifier
de la course à la présidentielle de décembre 2018.
Concernant la spoliation immobilière, il a fait savoir qu’il n’a
jamais hérité de quoi que ce soit et qu’il a bâti sa fortune à la
sueur de son front. A cet effet, il a demandé à ceux qui l’accusent de
tous les péchés du monde de justifier l’origine de leurs avoirs, qu’il
soutient découler des « biens mal acquis », ainsi que l’ont révélé les
dossiers de « Panama papers ».
Parlant de la controverse qui bat son plein dans la famille politique
du Chef de l’Etat au sujet de ses origines, le président de l’Ensemble
a mis tous ceux qui le diabolisent au défi d’apporter la preuve de sa
nationalité étrangère. Selon lui, ouvrir le dossier de la « double
nationalité », c’est ouvrir la boite de Pandore car de nombreuses
personnalités présentes dans les institutions de la République sont
porteuses d’une nationalité étrangère.
Moise Katumbi a indiqué, à l’occasion, que ses malheurs remontent à
décembre 2014, quand il avait évoqué, au cours d’une réunion publique,
son refus et celui du peuple congolais d’accepter un «Troisième faux
penalty », alors qu’il était encore membre à part entière du PPRD
(Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie).
Il se réjouit, quatre ans après, d’avoir vu juste car le Chef de
l’Etat a fini par jeter l’éponge, sous les pressions internes et
externes, en renonçant à l’idée de briguer un troisième mandat
anticonstitutionnel. Il a souligné, au passage, que si Joseph Kabila
avait, à l’époque, fixé tout le monde sur son avenir politique, il
aurait épargné au pays des martyrs de la démocratie (Thérèse
Kapangala, Rossy Tshimanga et des centaines d’anonymes), des exilés
internes et externes, des détenus politiques, des pillages, des
victimes de tortures, viols et autres traitements inhumains et
dégradants, etc.
Enfin, le président de l’Ensemble a réitéré le mobile principal de
son combat politique, à savoir la tenue d’élections inclusives,
libres, transparentes et apaisées, en vue de l’alternance démocratique
au sommet de l’Etat.     Kimp