Amnesty international exige la libération de Diomi Ndongala

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Après les ONG des droits de l’homme nationales qui ont vivement condamné la disparition et la détention d’Eugène DIOMI NDONGALA au secret par les services spéciaux, Amnesty international vient de sortir  de son mutisme.  Dans sa correspondance datée du 23 août 2012 adressée aux autorités congolaises, cette ONG internationale rappelle que le concerné a quitté son domicile le 27 juin vers 11 heures à bord d’une voiture MITSUBISHI blanche aux vitres teintées pour se rendre à un évènement organisé par sa famille politique dans la salle des conférences de la cathédrale Notre Dame du CONGO. Il devait, selon la même source, y signer une charte intitulée « Plate-forme de la Majorité Présidentielle populaire qui avait la mission de sceller une coalition avec d’autres forces politiques.
 Fort malheureusement, il n’est jamais arrivé au lieu de la rencontre. Et depuis ce jour, ni sa famille, ni personne ne l’a plus revu. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement annoncera qu’une importante personnalité de l’opposition avait été arrêtée pour viols sur deux mineures pendant que le Procureur Général de la République déclare qu’un mandat avait été délivré contre le cité mais qu’il se serait enfui. Depuis ce temps, les autorités congolaises nient le détenir. D’autres sources avancent même que DIOMI aurait été détenu dans plusieurs endroits tenus secrets et qu’il aurait perdu beaucoup de poids suite à une sous-alimentation et au manque d’accès aux premiers soins de santé. Bien que ses proches et son avocat aient porté plainte, ils se sont heurtés au silence du Procureur Général de la République et du gouvernement congolais, affirme Amnesty International, qui demande à ces mêmes autorités d’indiquer l’endroit où se trouve ce fidèle lieutenant Etienne TSHISEKEDI afin de lui donner accès, sans délai, à tous les soins de santé dont il a besoin et lui permettre d’entrer en contact avec ses proches.
Rappelons qu’en tant qu’élu, le député DIOMI est couvert par une immunité qui ne peut être levée que sous certaines conditions  .Aux termes de l’article 107 de la Constitution de la République il ne devrait pas être soumis à la procédure en vigueur. Car, l’article 89 du règlement d’ordre intérieur  stipule qu’aucun parlementaire ne peut être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale ou de celui du Sénat, sauf en cas de flagrant délit ou de condamnation définitive. Dans le cas DIOMI, selon cette même source, aucune de ses conditions n’a été respectée.
 
ERIC WEMBA

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