Ambassade des USA : échanges autour du cahier de charges de l’Opposition

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image_file_2596Bruno Mavungu (UDPS), Félix Tshisekedi ( UDPS), Martin Fayulu (FAC/ ECIDE) et Emery Okundji (Fonus) ont longuement échangé hier mercredi 04 juin 2014, dans les locaux de l’Ambassade américaine à Kinshasa, avec Russ Feingold (Représentant spécial des USA dans les Grands Lacs), Koen Vervaeke (Haut Coordinateur de l’Union Européenne dans les Grands Lacs), Katherine Fox (Chef du Département Afrique Centrale au Forein Office), ainsi que l’ambassadeur des Usa en RDC. Contrairement à ce qui était annoncé dans notre livraison d’hier, où sa participation n’était pas signalée, Martin Fayulu était bel et bien de la partie. Quant à Vital Kamerhe, président national de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), signalé comme virtuel participant, il est plutôt attendu à l’Ambassade américaine ce jeudi, en compagnie d’Azarias Ruberwa du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie).

Selon une source digne de foi, la rencontre entre l’Opposition et quelques représentants de la Communauté internationale a porté essentiellement sur le cahier de charges de cette famille politique, en rapport avec le processus électoral. L’on a appris que le « banc » des adversaires du « pouvoir » a remis à Russ Feingold et compagnie un contre-calendrier électoral, qui prévoit un cycle électoral devant être bouclé dans la fourchette de 2014 à 2016. Mais, certains préalables devraient être remplis, à savoir la transparence de la cartographie électorale, l’audit du fichier électoral, le respect du principe du suffrage direct pour les députés provinciaux, tel que prévu par la Constitution, l’application de la Loi électorale telle qu’édictée en 2006, en ce qu’elle porte élections présidentielle, législatives, sénatoriales urbaines, municipales et locales.

            L’Opposition a fait savoir son refus d’accepter le calendrier électoral de la CENI, à cause de son caractère partiel, car limité uniquement aux élections urbaines, municipales et locales… un schéma excluant les élections sénatoriales, législatives et présidentielle, ce qui laisse penser à une volonté de prolongation automatique des mandats des sénateurs et du président de la République.

            L’Opposition s’est également déclarée fort préoccupée par les risques de blocage du processus électoral décelés à travers le préalable du recensement brandi par la CENI au sujet des élections législatives nationales et présidentielle mais aussi de la budgétisation sélective de différents scrutins, ce qui pourrait donner le même résultat, à savoir le renvoi de ces deux scrutins au-delà de 2016. A en croire Mavungu, F. Tshisekedi, Fayulu et Okundji, la Constitution ne retient pas le recensement comme le passage obligé pour l’organisation des scrutins législatifs et présidentiel.

Tout en prenant acte du cahier de charges de l’Opposition, les délégués de la Communauté internationale ont constaté qu’il existe des divergences de fond entre elle et le binôme Ceni-Majorité au sujet du cycle électoral. Mais, dans le souci de mieux cerner la crise politique qui secoue la RDC depuis les élections controversées de 2011, laquelle vient d’être relancée par le calendrier électoral de la CENI, ils ont promis de poursuivre les contacts avec toutes les parties prenantes.

L’objectif visé est de tenter de recadrer les choses, dans l’espoir d’obtenir, si possible, un large consensus autour des questions électorales, très capitales pour l’avenir de la République Démocratique du Congo.                Kimp

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