Les Alliés de Tshisekedi rejettent le sommet de Luanda

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Les Alliés du président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) rejettent en bloc le communiqué de la 7me réunion de haut niveau du mécanisme régional de suivi de l’Accord-Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la République Démocratique et la Région des Grands Lacs qui s’est tenue à Luanda (Angola), le mercredi 26 septembre 2016.
Raison avancée : leur chef de file, Etienne Tshisekedi, qu’ils considèrent comme l’acteur principal de la crise congolaises et leader de la plateforme politique le « Rassemblement » partie prenante au processus électoral en panne, n’a jamais été associé ni consulté dans le cadre du mini-sommet de Swaziland organisé du 30 au 31 aoàt 2016, ni de celui de Luanda où une seule partie était présente.
            Dans leur communiqué du vendredi 28 octobre 2016 signé par leur porte-parole, Lisanga Bonganga, les Alliés de Tshisekedi notent que le sommet de Luanda a été un échec diplomatique par rapport au Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, à cause des absences des acteurs majeurs de la crise congolaise, notamment le Rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni.
Les Alliés de Tshisekedi dénoncent aussi le fait que le sommet de Luanda était en contradiction avec la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ils signalent que cette résolution exige l’organisation des élections dans les délais constitutionnels ainsi que la tenue d’un dialogue national inclusif.
            Les Alliés de Tshisekedi rappellent que les parties prenantes au conflit en République Démocratique du Congo sont le président Etienne Tshisekedi et le Rassemblement dont il est « l’autorité morale » ainsi que le président Joseph Kabila et sa nouvelle  majorité née de l’Accord du camp Tshatshi.
Pour eux, le communiqué final du sommet de Luanda félicite à tord le président Kabila d’avoir convoqué le dialogue national sans la participation du Rassemblement, qui constitue à ce jour la force politique la plus représentative du pays.
            «Quoi qu’il en soit et peu importe ce qui est dit ou fait par la communauté des Nations, le dernier mot revient au peuple congolais, qui aspire à l’alternance et au respect de sa Constitution », a martelé Lisanga Bonganga, avant de lancer un appel à la population kinoise à participer massivement au meeting du président du Conseil de sage du Rassemblement ce samedi 5 novembre 2016 à l’espace du boulevard Triomphal, dans la commune de Kasa-Vubu.
 
EW