ALAIN DANIEL SHEKOMBA : « LES MASSACRES DOIVENT CESSER EN RDC »

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Mission Nouvelle demande une enquête indépendante sur la répression sanglante du 21 janvier 2018

 La répression sanglante de la marche du 21 janvier 2018 et sa cohorte de morts, de blessés et de nombreuses arrestations, continue de susciter la réprobation générale à travers le monde. La dernière en date est celle de « MISSION NOUVELLE », la plateforme politique que pilote Alain Daniel Shekomba qui avait, il y a peu, insisté sur la nécessité pour les autorités congolaises de faire preuve de plus d’humanisme, de réalisme politique et de leadership responsable en vue de l’accomplissement de la détente politique, préalable à l’organisation des élections apaisées en cette année 2018.

               Les images insoutenables qui ne cessent d’enflammer la toile et qui montrent des bébés prématurés gazés dans des couveuses sur les hauteurs de Binza Delvaux, une jeune aspirante religieuse abattue dans l’enceinte de la paroisse Saint François d’Accises à Kintambo, un prêtre et des centaines  de fidèles soumis à la torture dans la concession d’un membre du gouvernement central etc, ont envoyé au monde une image très négative de ce qui nous tient encore lieu de République.

               Pour Alain Daniel Shekomba, il est temps que ces actes ignobles cessent. Dans une déclaration que sa plateforme politique « MISSION NOUVELLE » vient de rendre publique, il condamne avec la plus grande fermeté la violence meurtrière dont les manifestants laïcs ont été l’objet tant à Kinshasa que dans l’arrière-pays, de la part des forces de l’ordre et de sécurité.

               La déclaration rappelle aux autorités congolaises leurs responsabilités en matière de respect des textes fondateurs de la République, particulièrement  ceux relatifs aux droits humains. Elle réclame l’ouverture d’une enquête indépendante sur les graves violations des droits humains observées  lors de la journée du 21 janvier et sollicite l’implication des chefs d’Etat africains et de la communauté internationale dans la recherche de la paix, de la strabilité et de la détente politique. Ci-dessous, le texte de la déclaration.   

 

 

DÉCLARATION POLITIQUE

 

MISSION NOUVELLE,

 

 

GARDANT CONSTAMMENT À L’ESPRIT QUE LE MANDAT CONSTITUTIONNEL DU PRÉSIDENT JOSEPH KABILA A EXPIRÉ DEPUIS LE 20 DÉCEMBRE 2016,

 

  • Note avec amertume et une profonde inquiétude l’usage d’une violence et d’une brutalité extrêmes par les forces de sécurité loyales au gouvernement de la République démocratique du Congo contre les manifestants pacifiques et non armés, le 21 janvier dernier, à Kinshasa et à travers d’autres villes du pays ;

 

  • Préoccupée par le silence et l’inaction des chefs d’États africains, notamment ceux des pays frontaliers de la RD Congo, face aux exactions perpétrées contre des populations pacifiques, un silence choquant et qui va à l’encontre du leitmotiv selon lequel « aux problèmes africains, des solutions africaines» ;

 

  • Rappelant à l’opinion nationale et internationale l’objet de la lettre de son Président Monsieur Alain Daniel Shekomba, adressée le 11 décembre 2017 aux décideurs africains et à la communauté internationale et recommandant au Président Joseph Kabila davantage d’humanisme, de réalisme politique et de leadership responsable, en vue de l’accomplissement de la détente politique, notamment :

 

  1. En s’inscrivant rapidement dans la logique du début et de fin de tout pouvoir sur terre, y compris celui de la présidence de la République démocratique du Congo ;

 

  1. En confirmant à tous les acteurs politiques et à tous les partenaires traditionnels sa volonté de faciliter les préparatifs et la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes avant la fin de cette année 2018;

 

  1. En garantissant les conditions et préalables visant le respect des droits humains, des libertés individuelles, notamment la liberté de mouvement, d’expression et la sécurité physique de tous les candidats à tous les niveaux, en particulier des candidats à la présidentielle sur l’ensemble du territoire national ;

 

  1. En garantissant la transparence dans les opérations préélectorales, la mobilisation et l’allocation des fonds en vue de l’organisation des élections dans les meilleurs délais et conditions ;

 

  1. En apportant son soutien à la mise sur pied d’un Comité International d’Accompagnement du Processus Électoral en tant que groupe observateur permanent ;

 

  • Considérant, au regard des événements malheureux survenus le 21 janvier 2018, la poursuite du cycle de tueries injustifiables sur fond de violation flagrante des dispositions constitutionnelles, spécialement les articles 23 et 26 garantissant la liberté d’expression et de manifestation

 

RECOMMANDE CE QUI SUIT :

 

  • La cessation et la prévention de tous les actes occasionnant la violence, les massacres, la torture, l’humiliation et l’extorsion d’aimables populations congolaises, d’où qu’ils viennent ;
  • L’ouverture par la Monusco d’une enquête indépendante sur les graves violations des droits humains observées lors la répression sanglante du 21 janvier 2018 ;
  • L’implication effective des Chefs d’État africains en vue d’accompagner le président Joseph Kabila dans l’accomplissement solennel de son geste de fin mandat à la tête d’un pays aux dimensions et enjeux continentaux, conformément au leitmotiv « Aux problèmes africains, des solutions africaines » ;
  • L’implication effective de la Communauté internationale dans la recherche de la paix, de la stabilité, de la détente politique et, spécialement, dans les préparatifs de l’organisation des élections générales en RD Congo.

Claude Kazadi Lubatshi

 Porte-Parole

MISSION NOUVELLE