Afrique centrale : les administrateurs touristiques engagés dans la formation 

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Les séances de renforcement des capacités des cadres administratifs de la RDC et des pays francophones de l’Afrique centrale du secteur touristique ont pris fin le vendredi 22 mai à Fleuve Congo Hôtel de Kinshasa. Unanimes, les participants ont convenu que le développement du tourisme congolais et africain nécessite, entre autres, la formation du personnel des administrations du tourisme et du secteur opérationnel. D’où l’engagement du ministre du Tourisme, Elvis Mutiri wa Bashara, de faire de la formation des administrateurs congolais du tourisme « la priorité des priorités ».

« Nous avons la mission de faire du tourisme un secteur générateur de richesses et de développement. Cela se fera également avec l’appui de l’administration. Voilà pourquoi nous faisons de la priorité des priorités la formation de nos administrateurs afin qu’ils soient capables de nous accompagner dans la vision que le  chef de l’Etat a donnée à notre gouvernement pour sa mise en œuvre », a-t-il déclaré à la clôture du cours régional de capacitation sur la politique et les stratégies du tourisme.

Exprimant sa gratitude à l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) dans la formation des administrateurs congolais du tourisme, Elvis Mutiri a par ailleurs remercié les experts de cette structure, ainsi que celle de la Fondation Thémis, pour leur disponibilité.

Le ministre de la Fonction publique, Jean-Claude Kibala, a promis d’accompagner son collègue du Tourisme dans la  formation des cadres de son administration. D’ores et déjà, il a invité les administrateurs du Tourisme à travailler avec assiduité pour atteindre les objectifs assignés à leur secteur par le gouvernement central.

Quant à son collègue, Elvis Mutiri wa Bashara, il a encouragé le partenariat privé-public pour le développement du tourisme en RDC. Il a, par la même occasion, assuré que l’Etat mettra tout en œuvre pour permettre au secteur privé « d’être compétitif ».

Il convient de noter que dans leur mot de remerciements lu par Lyza Onema Shodu, les participants ont plaidé pour la « nécessité de créer une plate-forme du tourisme qui serait chapeautée par une haute autorité gouvernementale, en l’occurrence le Premier ministre ». Cela, pour « montrer à la face du monde l’engagement pris pour faire du tourisme un des secteurs stratégiques pour le développement socioéconomique du pays ». Pour eux, cette plate-forme « aiderait à transformer les faiblesses constatées en atouts, mais aussi à éradiquer les menaces auxquelles est confronté ce secteur, dont notamment celles liées aux statiques du tourisme, du marketing, des facilitations et de l’entreprenariat ». Ils suggèrent ainsi « l’organisation efficiente de l’administration du tourisme et du secteur opérationnel après une analyse objective AFOM ou SWOT (atouts, faiblesses, opportunités et menaces) ».

            Enfin, ils ont également proposé « la consolidation de la coopération avec l’OMT, pour l’organisation d’autres activités de renforcement des capacités et de développement du secteur du tourisme ».

Tshieke Bukasa