Affaire Saï Saï : les avocats de la victime contestent l’expertise de Vodacom

0
99

Saï Saï, lors d'une manifestation de Radio OkapiAprès avoir corrigé l’erreur de la fois passée par rapport au numéro de téléphone de la victime, à savoir le « 0821098921», le technicien de Vodacom attendu par le TGI/Gombe pour faire avancer le dossier a finalement apporté son expertise. C’était au cours de l’audience publique du samedi 28 février. Cette expertise renseigne que le numéro du portable de la victime avait émis et reçu des  appels de différents réseaux, à savoir Vodacom, Tigo et Orange, entre 22 h et 1h30’.  Pour tirer les choses au clair, le tribunal a décidé de faire revenir de nouveau l’expert de Vodacom pour lui fournir les identités des personnes qui étaient en contact téléphonique avec la victime du 26 au 27 janvier 2015.

Le même rapport de la société Vodacom indique que lorsque la victime s’était présentée à Vodacom pour son enregistrement, elle était munie d’une attestation de perte des pièces qui indique qu’elle est née en 1994 et non en 1998 comme l’affirment ses avocats. Par conséquent, donc elle n’est pas mineure. En réplique, les avocats de la partie civile ont contesté ce rapport et soutenu que l’unique pièce qui prouve l’âge  d’un individu, c’est l’attestation de naissance établie par l’officier de l’Etat civil, et non une simple attestation de perte de pièce. En ce qui concerne la comparution du policier de l’Inspection de Police de Kinshasa, « SODA MAKASI », le tribunal a fait savoir que lorsque le greffier s’était transporté à leur siège, on lui a dit que ce policier n’existe pas. Le tribunal est dans l’impossibilité de l’atteindre.
Au cours de cette audience, les avocats de la partie civile ont sollicité une remise à la huitaine pour leur permettre d’apporter la contre-expertise du rapport médical de leur cliente, qui aurait été violée dans un tunnel, à Bandalugwa, par le prévenu Mafinga alias Sai Sai. Les avocats du prévenu ont réagi en soulignant que leur client croupit en prison et pourtant il jouit de la présomption d’innocence. Le retenir pendant une semaine sans procès va lui causer des préjudices énormes. Ils ont demandé au tribunal de rejeter la demande sollicitée par la partie adverse. Ils ont ajouté que le ministère public avait requis un médecin pour examiner la victime. Ce médecin avait déjà fait son travail. Après examen, il avait signalé que la victime n’avait pas de problèmes. Son état physique était bon. Reprendre l’expertise, c’est tirer les choses en longueur. Etant donné que le premier médecin avait déjà fixé les parties
en cause, il n’y a plus lieu de revenir en arrière, ont soutenu les avocats du prévenu Sai Sai.
Le tribunal, après avoir repris la parole, a renvoyé au jeudi 5 mars 2015 cette cause inscrite sous le RP 23.250, pour la contre-expertise et éventuellement les plaidoiries des parties.

Rappel

Il y a lieu de rappeler que Sai Sai alias Mafinga est cité dans un dossier de viol sur mineure. Mais il continue de soutenir que du 26 au 27 janvier 2015, il avait organisé une fête en sa résidence, à l’occasion de l’anniversaire d’un de ses enfants. C’est vers 23 heures qu’il s’était déplacé pour prendre un verre en compagnie de ses amis. Puis il était rentré à la maison.
Murka