Affaire Onusumba : la Cour a décrété le huis clos

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Adolphe_Onusumba_rtm-342x256Le public et les journalistes accourus, hier lundi 17 février 2014 à la Cour Suprême de Justice(CSJ), ont été priés de vider la salle, en marge de la confrontation du député national, Adolphe Onusumba, et Mireille Owale, fille qui l’accuse de viol. Décision prise par la Cour,  celle-ci s’est pliée à la demande de l’une des parties soulignant que « le rôle de la justice est de rétablir la paix sociale… ». A l’issue de l’audience, avons-nous appris, un renvoi à la huitaine, le 24 février, a été décidé pour la poursuite de l’instruction et éventuellement les plaidoiries.

Ce procès, soulignons-le, est rouvert à l’initiative du député national Adolphe Onusumba, au regard des nouveaux éléments en sa possession. A en croire son conseil, il y a apparition de certains éléments nouveaux qui n’avaient pas été produits avant sa condamnation, notamment les textos amoureux que la fille lui envoyait, même après sa condamnation, la détention de plusieurs passeports, etc.

  Notons qu’au cours de l’audience du lundi 10 février 2014, les avocats de la jeune fille, Mireille Owale, avaient réclamé la comparution volontaire du député national  Onusumba pour une confrontation avec leur cliente. Audience que l’opinion publique a manquée hier pour cause de huis clos décrété par la Cour.

 Rappelons  que le député a été condamné à 12 mois de servitude pénale principale et au paiement de 100.000 USD d’amende, par un verdict rendu par la Cour suprême de justice (CSJ), le vendredi 28 septembre 2012 à Kinshasa au terme d’un procès en flagrance.

 Les juges avaient établi, en fait comme en droit, l’infraction de viol à l’issue de cinq audiences émaillées de débats houleux et contradictions entre le Procureur général de la République (PGR), la défense et le conseil de la victime. Auparavant, le Procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, avait requis une peine  maximale de 20 ans de servitude pénale principale contre l’élu de Lodja. Mais Adolphe Onusumba a bénéficié des circonstances atténuantes, qui ont réduit sa peine à une année d’emprisonnement.

Tshieke Bukasa a

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