Affaire Muyambo : le ministère public se prononce le 30 mars 2016

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muyambo-j-cLe ministère public  donnera son avis le 30 mars 2016  sur l’affaire qui oppose Jean-Claude Muyambo à quatre magistrats, notamment  Cécile Kiala, Mikobi, Useni et Annie Oyemba devant la Cour Suprême de Justice.

Le vendredi 26 février 2016, ce feuilleton judicaire a connu ses premières plaidoiries. Au cours de cette audience, les avocats de Jean Claude Muyambo ont rappelé que les quatre magistrats, poursuivis pour dol, avaient lavé de tout soupçon leur client  au terme d’une commission rogatoire destinée  à enquêter sur les allégations de stellionat et d’abus de confiance portées contre lui.

Ils ont soutenu, dans leurs plaidoieries, que ces magistrats avaient agi sous pression politique, dans le seul but de nuire à la carrière politique de cet ancien ministre des Affaires sociales, passé dans l’opposition vers fin 2014.

Face au collectif des avocats de Muyambo se trouvaient deux de leurs confrères de la défense, à savoir l’ancien bâtonnier Konde et Me Milly Wenga. Prenant la parole pour le compte des quatre magistrats, Me Willy Wenga a démontré que conformément au Code sur la procédure, ses clients n’avaient  fait qu’appliquer la loi pour instruire le dossier de Jean-Claude Muyambo.

Il a souligné que les quatre magistrats incriminés avaient agi en toute indépendance et non sous les pressions politiques comme affirmé par les avocats de Muyambo.

Il convient de signaler qu’avant leur intervention, les avocats de la défense n’étaient pas en possession de l’autorisation qui leur donnait mandat de plaider aux noms des quatre magistrats. En dépit de cette absence de procuration, les juges ont permis à ces avocats de plaider, estimant que l’affaire était en l’état.

L’avis du ministère public sera connu le 30 mars 2016. Poursuivi fin janvier 2015 pour abus de confiance et stellionat  vis-à-vis de son ancien client, Jean-Claude Muyambo, président de la  Solidarité  Congolaise pour le Développement (SCODE), avait lancé une action contre les quatre magistrats qui avaient instruit son dossier.

Arrêté au lendemain des manifestations de janvier 2015 contre la loi électorale, il vient de totaliser une année et un mois à la Prison Centrale de Makala.                         EW