Affaire Mokia : une journaliste accusée d’ «espionnage»

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 Décidément, il n’est pas facile d’exercer le métier de journaliste en Rd Congo malgré tout l’arsenal juridique édicté en faveur de cette profession et la Constitution qui garantie le droit pour le public à un libre accès à l’information. La dernière alerte en date, c’est l’arrestation dimanche 5 septembre au Cprk  de notre consoeur du journal La Cloche, Sylvie Kilembe accusée d’ « espionnage » alors qu’elle sollicitait du Directeur de cet établissement carcéral l’autorisation d’interviewer Gabriel Mokia, président du Mouvement des Démocrates Congolais, incarcéré depuis le mois de janvier pour flagrance après de incidents survenus sur le plateau  d’une chaîne de  la place. 

            Selon un communiqué de l’Observatoire pour la liberté de la presse en Afrique (Olpa) et de Journaliste en Danger (Jed), rendu public lundi 6 septembre, c’est à la demande de sa rédaction que mademoiselle Sylvie  Kilembe s’était rendu à cette prison pour s’enquérir de conditions carcérales de pensionnaires de Cprk, dont  monsieur Mokia. 

Malheureusement ayant mal compris la démarche de la journaliste, le directeur de cette prison va aussitôt  ordonner son audition par un élément de la Police d’intervention rapide (Pir) commis à la sécurité du Cprk, Prison centrale de Makala. Par la suite,  l’infortunée a été conduite à la légion Pir où elle a été entendue sur procès-verbal par un Opj pour le même grief et c’est là que le motif de son arrestation lui a été communiqué. Ce même communiqué signale que Sylvie Kilembe a enfin été libérée lundi dernier à 18heures 30 après avoir passée une nuit à la belle étoile. Par ailleurs, celle-ci a signé sous la contrainte, rapporte le communiqué un acte dans lequel elle s’interdit formellement de réaliser désormais des reportages au Cprk.

A.Vungbo

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