Affaire Mbuy Mbiye : l’interrogatoire au Parquet Général de la République n’a rien donné

0
87

C’est à un véritable parcours d’obstacles que le Bâtonnier National MBUY Mbiye Tanayi est convié depuis une semaine. Après les perquisitions opérées le jeudi dernier à son cabinet, au Centre d’Arbitrage et à son domicile privé suivies de la saisie des matériels de travail, dont des ordinateurs et des téléphones portables,  il a été soumis hier au Parquet Général de la République  à un interrogatoire qui a duré pratiquement toute la journée.

 Selon des sources proches des avocats qui l’ont assisté, l’interrogatoire s’est déroulé sans heurts majeurs, à l’exception d’un accrochage verbal avec l’avocat général de la République ESABE au sujet de la présence des avocats au nombre de 24 qui tenaient à y participer.

 De prime abord, le Bâtonnier National a livré certains traits caractéristiques de l’auteur de la cabale qui tend à salir la justice congolaise et particulièrement la profession d’avocat. Pour MBUY Mbiye, la justice ferait œuvre utile en le mettant face-à-face avec cet homme pour lequel il ne faut pas faire de dessin, car la lettre ouverte qu’il attribue à un fantôme le trahit. De même, il suffit de lire la décision de radiation prise par le Conseil National et sa première lettre distribuée sur internet pour le dénicher. MBUY Mbiye est convaincu que le Procureur Général de la République peut obtenir de YAHOO l’identité complète de l’auteur de cette cabale mensongère et méchante.
 Au sujet de Ricky TSHISHIKU Mbuyi, auteur présumé de cette lettre ouverte, le Bâtonnier National a indiqué ne pas le connaitre ni de père ni de mère, d’autant qu’il se contredit en disant être en même temps son oncle et son neveu, ce qui n’existe pas dans les coutumes des Baluba du Kasaï. «Comment êtes-vous entré en possession de cette lettre ouverte ?» Elle m’a été envoyée par le Bâtonnier de Matadi et par Me CHIKURU et il suffit de lire le mail qui dispose d’un calendrier pour savoir qu’elle date du 2 juillet dernier, a déclaré MBUY Mbiye. Avant de préciser que c’est depuis 2011 qu’il a été pour la dernière fois aux Etats Unis d’Amérique pour rendre visite à ses quatre enfants qui y vivent et particulièrement sa fille Anita MVIDIA, qui venait de subir un accouchement difficile après dix ans de mariage.  


 Il ne dispose plus de compte bancaire aux Etats-Unis,  le dernier ouvert avec 100 dollars Us étant pratiquement inopérant « parce que j’avais oublié le mot de passe. Et à ce jour, il doit être complètement clôturé », a-t-il souligné devant le haut magistrat qui le verbalisait hier. Quant à la somme de 200.000 dollars Us que lui aurait versée  Sosthène NZEZIRIHARYO des services de sécurité rwandaise, Me MBUY Mbiye s’est dit étonné qu’une telle somme soit versée dans une banque américaine sans éveiller l’attention du FBI. De même, pourquoi l’auteur de cette cabale n’a-t-il pas révélé le nom de la banque en question et le numéro du compte, s’est exclamé MBUY Mbiye ? Surtout en ces temps où l’Oncle Sam surveille scrupuleusement les transactions bancaires dans le cadre de la lutte contre les mouvements terroristes de Al Quaïda.
 Le Bâtonnier National a déclaré que c’est en 2010 qu’il a été pour la dernière fois au Kasaï et particulièrement dans son village d’origine de Tshibata pour assister à l’intronisation du chef coutumier qui est membre de sa famille. Le seul contact qu’il a eu, c’est avec des jeunes avocats sur son chemin de retour à Mbuji Mayi.
 C’est au mois de juillet 2011 qu’il s’est retrouvé à Goma pour la conférence des Bâtonniers du Congo qui se tenait à l’Hôtel IHUSI où passent régulièrement du beau monde politique, militaire, hommes d’affaires et touristes. «Si j’avais eu des contacts avec Bosco NTAGANDA, cela se serait remarqué car les officiers supérieurs de la Police et des FARDC y tenaient aussi leur conférence», a signalé MBUY Mbiye pour rejeter l’accusation d’accointances avec le chef du CNDP/M23 ainsi que certains responsables des services de sécurité rwandaise.

Affaire DANBGELE…


 
 «Feu Petrus DANGBELE m’a consulté comme avocat  pour récupérer l’ensemble de ses biens et ceux de ses enfants réquisitionnés par l’OBMA en 1997. Le conseil National de l’Ordre m’avait fixé les honoraires à la somme de 750.000 dollars Us pour avoir obtenu un arrêt de la Cour Suprême de Justice lui restituant tous ses biens et ceux de ses enfants. Or, de son vivant feu Petrus DANGBELE ne m’avait remis qu’un acompte de 6.500 dollars Us sur les 10.000 au titre de provisions honoraires, alors que Me Paul MUSANGU Kunyima, aujourd’hui radié avait reçu un million des dollars Us comme honoraires. De son vivant et dans une déclaration faite devant le Conseil National de l’Ordre, feu DANGBELE avait pris l’engagement de me payer 300.000 dollars Us. Le conflit est né du fait que sa succession considère que je n’ai droit à rien. Car Me MUSANGU s’est prévalu de mes prestations devant la Cour Suprême.   Pour conclure, tout en déplorant les perquisitions opérées à son cabinet, au Centre d’Arbitrage où siège le Conseil National de l’Ordre des Avocats et à son domicile privé, le Bâtonnier National réclame la restitution des ordinateurs du cabinet, de son épouse et son fils ainsi que tous les téléphones portables. Le cabinet et le centre d’arbitrage sont paralysés. L’ordinateur de son épouse contient les cours qu’elle enseigne à l’Institut Supérieur des techniques Médicales tandis que celui de son fils contient des cours qu’il suit à l’Université Pédagogique Nationale. En outre, il a insisté sur l’examen de sa plainte déposée contre inconnu avant les perquisitions, cela pour effacer l’opprobre dont il est l’objet suite à cette lettre ouverte émanant d’une personne facile à dénicher. Ce matin, l’épouse du Bâtonnier National et son fils seront entendus sur procès-verbal par le magistrat ESABE. Leurs ordinateurs ainsi que leurs appareils téléphoniques seront examinés en leur présence pour voir s’il n’y a pas un message de Bosco NTAGANDA et de « Sultani MAKENGA ». Affaire à suivre.


Castro

LEAVE A REPLY

*