Affaire Kabund : le SG de l’UDPS accuse Tshibala

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Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire General de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa ; le 18/10/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire General de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa ; le 18/10/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Jean-Marc Kabund-a-Kabund, voit la main noire du Premier ministre Tshibala derrière la « Commission de discipline » de son parti, qui a prétendu le suspendre pour de présumées malversations financières

Réconforté par le soutien des Secrétaires généraux adjoints de l’UDPS, il considère désormais sa soi-disante suspension comme un canular de mauvais goût, largué par Bruno Tshibala, en complicité avec des officines occultes du pouvoir en place.

Lors d’une matinée politique organisée hier mercredi 18 octobre au
siège de l’UDPS, Jean- Marc Kabund a appelé les combattants de l’UDPS
à l’unité pour barrer la route à toutes les tentatives de
déstabilisation du parti.

Il a souligné que la fameuse « Commission de discipline » n’a pas
qualité pour suspendre un haut cadre du parti, conformément aux
statuts.
Jean-Marc Kabund a fait savoir qu’avant de diligenter une enquête,
cette fameuse commission devrait d’abord être saisie par lui, en sa
qualité de président intérimaire du parti depuis la mort du président
Etienne Tshisekedi, et lui faire rapport après examen d’un éventuel
dossier dsiciplinaire. Les choses devraient se passer ainsi jusqu’à la
tenue du Congrès, l’unique instance habilitée à constater et combler
la vacance à la présidence du parti.
L’enfant terrible de la rue Pétunias a demandé aux combattants de
l’UDPS de se focaliser sur l’objectif essentiel qui est d’obtenir
l’alternance au pouvoir au plus tard le 31 décembre 2017, au lieu de
se laisser distraire par ceux qui cherchent à faire perdurer la
dictature en République Démocratique du Congo.
Dans la foulée, Kabund a réitéré l’exigence de son parti et des
forces politiques et sociales acquises au changement, à savoir que le
départ de Joseph Kabila du pouvoir d’ici le 31 décembre 2017 n’est pas
négociable.
D’où, l’heure doit être à la mobilisation générale des masses
militantes pour concrétiser l’idée d’une transition sans Kabila après
le 31 décembre 2017.
Il a révélé aux combattants de l’UDPS que toute la communauté
internationale, à travers l’Union Africaine, a signifié au président
Kabila via un chef de l’Etat d’un pays voisin de la RDC, dont il n’a
cité le nom, qu’il devait quitter le pouvoir sans bain de sang.
Il faut noter que les trois Secrétaires Généraux adjoints de l’UDPS
étaient présents à cette matinée politique, pour exprimer publiquement
leur soutien à Jean Marc Kabund.
Seul le Secrétaire général adjoint chargé des questions politiques,
Félix Tshisekedi, en déplacement à l’extérieur du pays, était absent.
Arrivé à Kinshasa le même mercredi après un court séjour à
l’étranger, le porte-parole de l’UDPS, Augustin Kabuya, est parti tout
droit de l’aéroport international de N’Djili pour Limete, afin de
prendre part à la matinée politique animée par son Secrétaire général.
Les choses sont on peut plus claires : Jean-Marc Kabund tient
solidement la barque UDPS.

ERIC WEMBA