Affaire harcèlement sexuel à l’ONUSIDA : 120 journalistes congolais membres du RCP dénoncent une forte campagne de déstabilisation de Michel Sidibe

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Dans sa déclaration signée par 120 de ses membres, le Réseau de Journalistes et Communicateurs pour la Population et le Développement (RCP), Membre fondateur du Front Média Sida, Tuberculose et Paludisme, Membre du Réseau des Médias Africains de Lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme (REMASTP), constate avec regret et grande indignation, que le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibe, est actuellement victime d’une forte campagne de déstabilisation autour des allégations sur le harcèlement sexuel mettant en cause son Adjoint.

L’enjeu crucial de cette forte campagne médiatique, portée par des
puissants médias internationaux, fait observer la déclaration, ne vise
rien d’autre que la tête de Michel SIDIBE, tout en ternissant l’image
de l’ONUSIDA, pourtant cité  au sein des Nations Unies comme étant un
modèle en matière de respect du Genre.
Dans sa plaidoirie, le RCP relève que ce dossier de harcèlement
sexuel dont le Directeur Exécutif adjoint de l’ONUSIDA, Luiz Loures,
serait l’auteur – selon la supposée victime Mme Martina Bronstrom,
Conseillère à l’ONUSIDA – a été débattu à l’interne. Et  la mission
d’enquête des Nations Unies, mise en place pour faire toute la lumière
sur ce problème, n’a pas établi la culpabilité du Directeur Adjoint de
cette institution internationale. Mais, contre toute attente, le débat
qui jusque-là se déroulait « dans la maison » a été transféré dans les
journaux comme lieu d’interaction et contre Michel  Sidibé.
En tant qu’organisation des médias qui participe à la lutte contre le
Sida depuis plus d’une décennie en RDC, le RCP exprime son indignation
et ses inquiétudes à cause de cette pression psychologique sur le
Directeur Exécutif de l’ONUSIDA. Il reste Convaincu qu’une main
invisible a manipulé la dame et induit la presse internationale en
erreur.
Le RCP craint que les attaques dirigées contre  Michel Sidibé
risquent de porter un coup sévère à la lutte contre le VIH/SIDA  aux
pays de la Région Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi qu’à tous les
programmes bénéficiant des interventions et de l’appui de l’ONUSIDA en
Afrique. A cela s’ajoute le recul de la riposte au VIH/Sida en Afrique
et principalement en RDC.
Pour rappel, Michel Sidibé a marqué des points dans bien
d’initiatives porteuses.

A titre illustratif :
– Le Plan de rattrapage pour le traitement ARV en Afrique de l’Ouest
et du Centre, une initiative lancée par l’ONUSIDA sous le leadership
de Michel Sidibé, a permis d’offrir le traitement ARV à 84.000
personnes nouvellement dépistées en 2017. Au total, 213.000 reçoivent
des ARV et 60% des femmes enceintes séropositive bénéficient de la
PTME alors qu’en 2010, la couverture était moins de 10%.
–       La Société civile, appuyée par l’ONUSIDA et d’autres partenaires de
lutte contre le Sida, a joué un rôle actif dans la mise œuvre de ce
Plan de rattrapage : en effet, grâce à la distribution communautaire
des ARV (PODI) dans 7 Centres, plus de 10. 000 patients stables sont
suivis par la société civile et bénéficient des soins différenciés.
– Les adolescents, les enfants et les populations clés ont de plus en
plus accès aux services de dépistage, de traitement du VIH grâce à
l’initiative « All In » lancée par l’OMS, l’ONUSIDA, sous le
leadership de Michel Sidibé, en 2015.
– L’ONUSIDA a apporté son appui financier et technique au CCM
(Mécanisme –pays de Coordination du Fonds Mondial) dans l’élaboration
de la Note Conceptuelle Unique Tuberculose/VIH pour accéder au
financement de 374 millions de dollars américains du Fonds Mondial.
– L’ONUSIDA participe à la collecte des données stratégiques sur le
VIH/Sida en RDC.
Au niveau international :
– Sous l’impulsion de Michel Sidibé, l’ONUSIDA a mis sous traitement
plus de 17 millions des personnes à travers le monde en 2015, ce qui
va au-delà de l’objectif de mettre 15 millions des personnes sous
traitement en 2015 ;
–       Au sein de l’ONUSIDA, il a facilité le développement du Plan
d’action Genre. Conséquence, l’ONUSIDA est le seul Programme des
Nations unies dont près de 54% de son personnel sont des femmes. Selon
un Communiqué de l’ONUSIDA datant de 05 Juin 2018, « en 2018, 48% des
Directeurs – pays de l’ONUSIDA sont des femmes, contre 23% en 2013 ».

De ce qui précède :
Le RCP dénonce la machination orchestrée contre le Directeur Exécutif
de l’ONUSIDA pour mettre fin à son mandat qui court encore. Il apporte
son soutien sans réserve au leadership actuel de l’ONUSIDA et félicite
le Secrétaire Général des Nations Unies pour le soutien renouvelé à
Michel Sidibé et demande au Président du Conseil de Coordination de
Programme de l’ONUSIDA de soutenir les actions entreprises par le
Directeur Exécutif de l’ONUSIDA dont la mise en œuvre du Plan en cinq
points contre le harcèlement sexuel à l’ONUSIDA ainsi que le Plan
d’Action pour l’égalité des sexes 2018-2023, adopté le 05 Juin 2018.
Le RCP demande, enfin, au Secrétaire Général des Nations Unies de
prendre en    compte la déclaration que lui a adressée près de 250
femmes (staffs de l’ONUSIDA),   dans laquelle elles dénoncent les
récentes publications des articles dans les médias parlant d’une
culture sexiste au sein de l’ONUSIDA.
Lungudi Michel LUKA