Affaire Diomi : les Fac proposent la constitution d’une commission parlementaire

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Le président de l’Assemblée nationale  Aubin Minaku a reçu hier jeudi et autres acteurs du groupe parlementaire Forces acquises au changement (FAC) dans son bureau du travail situé au deuxième niveau de l’immeuble du Palais du peuple. 
Quatre points  ont figuré au menu de cet entretien.
Le speaker de l’Assemblée nationale et la délégation des Forces acquises au changement, conduite par Lisanga Bonganga, Mayamba, Puela, Kalele … ont échangé sur l’affaire Diomi, la situation à l’est de la République, la restructuration de la Ceni, et le dossier du porte-parole de l’opposition.
A l’issue de cette audience, le modérateur de ce groupement politique, a restitué à la presse, l’essentiel de cette rencontre. 
Concernant l’affaire Diomi, les Fac ont proposé au président de l’Assemblée nationale la constitution d’une commission parlementaire pour faire toute la lumière sur le dossier sans interférer dans le travail de la justice.
A ce sujet, maitre Serge Mayamba a précisé que cette commission devrait faire son travail indépendamment de  la justice, dans le respect du principe sacrosaint de séparation des pouvoirs consacrée dans la Constitution congolaise.
Parlant de l’est du pays, les membres des Fac ont fait part à Aubin Minaku des inquiétudes de leur famille politique de l’évolution de la situation.
Ils ont déploré le fait que l’interpellation de leur collègue  Fayulu était étouffée dans l’œuf. Ils ont fait savoir à leur hôte que la guerre de l’est est d’abord   une affaire nationale et non particulière aux députés de l’est.
 
Quant à l’affaire de la réstructuration de la Ceni, les Forces Acquises au Changement ont demandé au numéro 1 de l’Assemblée nationale d’inscrire à l’ordre du jour dans un bref délai, l’examen de la nouvelle proposition de loi initiée par EMERY Okundji.
A en croire Lisanga Bonganga, le président de la chambre basse a promis de répondre à cette demande des Fac  dans un avenir très proche, en attendant qu’une commission technique qu’il a mise en place pour traiter ce dossier finalise son rapport.
Abordant enfin l’épineuse question du porte –parole de l’opposition, les Fac ont réaffirmé leur position de la voir réglée par consensus, qui reste le seul mode de choix adapté à la situation politique de l’heure, caractérisée par la crise de légitimité, après les élections très contestées du 28 novembre 2011.
Au cas où le consensus n’était pas retenu pour le choix du porte-parole, cette famille politique n’intégrera pas ce processus, tel que souhaité par le président Aubin Minaku.
 
ERIC WEMBA 

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