Affaire Denis Lessie et consorts : la cour bloquée par l’expert de Vodacom

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Zemanta Related Posts ThumbnailAprès avoir examiné à l’audience publique du jeudi 15 août 2013 plus de 280 pages des SMS envoyés à Ntahwa par le prévenu Denis Lessie et ses co-accusés au sujet du litige qui aurait existé entre lui et la sœur jumelle du rais, Jaynet Kabila, la Cour Militaire de Garnison de Gombe ainsi que toutes les parties en cause n’ont pas pu vider cette question. Pour cause ! Quelques messages contenus dans le rapport fourni par Vodacom au tribunal renferment des termes techniques qui demandent l’interprétation d’un expert en la matière. C’est pour cette raison que le tribunal a appelé à la barre un exprt de Vodacom pour l’éclairer quant à ce à l’audience d’hier jeudi 22 août 2013. Malheureusement, personne ne s’est présenté. Ledit spécialiste a promis de venir à la prochaine audience qui est fixée au mardi 27 Août 2013.

On note qu’ au cours de l’instruction de cette affaire à la prison de Ndolo, la partie civile Drolia Omedal, victime d’escroquerie d’un véhicule occasionnée par Denis Lessie, a de nouveau introduit une requête tendant a obtenir du tribunal la désignation d’un garage approprié pour assurer l’entretien et la maintenance de son véhicule acheté dans la régularité. Par rapport a cette demande la partie Ntahwa a fait savoir au tribunal que la requête de Drolia est inopportune, dans la mesure où cette voiture fait partie d’un élément de preuve au procès et doit être gardé à l’ANR pour des raisons d’enquête jusqu’au finish du procès. La même partie a ajouté que garder ce véhicule à un garage de choix du tribunal c’est l’exposer au vol, la meilleure est de ne pas le déplacer. Et le ministère public quant à lui a abondé dans le même sens que la partie civile Ntahwa en soutenant que le déplacement de ce véhicule ne vaut pas la peine, ça doit attendre la décision finale du tribunal.

En effet, au cours de l’audience publique d’hier jeudi 22 août 2013, les avocats du prévenu Okunhimo Thierry ont indiqué au tribunal que le rapport déposé par la société Vodacom Congo ne renseigne nullement la culpabilité de leur client. D’ailleurs son numéro de téléphone n’est jamais repris dans ce fameux rapport. Ils ont plaidé non coupable.

En ce qui concerne les prévenus Lessie et Kasongo wa Ngoy leurs avocats ont indiqué que ces derniers n’ont jamais utilisé les numéros qui sont repris dans le rapport de Vodacom à savoir « le 0816380825, 0810670812, 0817710566, 0811171113, 0822010201, etc. Et n’ont jamais parlé avec Ntahwa en date du 25 et 27 février-mars 2013 parce qu’ils se trouvaient déjà en détention à l’ANR. Ils n’avaient pas la liberté de communiquer parce que leurs téléphones étaient arrachés par les autorités de l’ANR. Ils ont soutenu que les précités ne se connaissait même pas avant entre eux, c’est seulement à la prison qu’ils se sont connus. Ils ont tous nié avoir échangé des SMS avec Ntahwa. Les SMS ne constituent pas une preuve mais c’est  plutôt la décharge.

         En réplique, les avocats de la partie civile Ntahwa ont martelé que les prévenus Lessie et consorts ont affiché un comportement criminel vis-à-vis de l’ancien ministre du Budget. Ils ont confirmé que la communication avait eu lieu entre leur client et les prévenus précités, que ce soit pendant leur détention ou en dehors de leur arrestation. Ils ont opéré en association des malfaiteurs, tout en usant des manœuvres frauduleuses avec de fausses qualités. Les numéros utilisés pendant leur opération sont ceux mentionnés ci-dessus.

         Les avocats de Lessie ont indiqué qu’il n’ y a aucune loi dans ce pays interdisant à quelqu’un d’avoir plusieurs numéros. Leur client avait perdu son téléphone. C’est ainsi qu’il avait fait recours au numéro de son cousin pendant un temps. Et quelque temps après avait trouvé un autre numéro en dehors des numéros précités.

         Les avocats de Ntahwa ont cherché à savoir comment envoyer un message dans un numéro va se retrouver dans un autre numéro. C’est faux et archifaux toutes les déclarations de la défense ne tiennent pas ni en fait comme en droit.

         Avant de clôturer l’audience, le tribunal a demandé au prévenu Lessie s’il utilise combien de numéro parmi les numéros cités dans le rapport il a répondu qu’un seul « le 0810670812 » il ne connait pas le reste de numéro. Il a par ailleurs ajouté  qu’il n’a pas de précision c’est impossible pour lui de se rappeler.

         Les avocats de la défense ont fait remarquer au tribunal que le rapport de l’expert de la société Vodacom n’a jamais rencontré la préoccupation du tribunal.  Il devait apporter les données allant de juillet 2012 à février 2013 il a fait plutôt le contraire les informations qu’il a apportée sont en dehors de débat et des faits reprochés aux prévenus.

Murka 

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