Affaire de deux Norvégiens à Ndolo: le verdict reporté à vendredi

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Le verdict qui devait intervenir le mardi 11 février 2014, à propos de l’assassinat par pendaison du prévenu Moland Tostlov, trouvé mort dans la cellule qu’il partageait avec son compatriote Joshua Daniel French, n’a pas eu lieu. Pour cause ! Le Tribunal Militaire de Garnison de Gombe a décidé d’examiner le certificat médical confidentiel lui adressé par le consulat de l’Ambassade norvégienne faisant état de la santé précaire.

Cette correspondance a été lue par le greffier. Elle indique que la santé du prévenu French suscite beaucoup d’inquiétudes. Selon des psychiatres norvégiens, le prévenu a développé des maladies mentales suite aux stresses qu’il a subis et continue de subir en prison. Pour éviter le pire, il doit bénéficier d’un traitement spécialisé dans un environnement où il peut se sentir sécurisé. Ces soins doit intervenir en dehors du milieu de son incarcération.

   En réplique, le  ministère public a demandé le rejet de ladite pièce au motif qu’elle a été présentée en photocopie libre et ne contient aucune signature de son auteur. Etant donné que l’auteur n’est pas identifié, l’organe de la loi la considère comme un tract.

            Pour sa part, l’avocat du prévenu French a demandé au tribunal d’agréer ce document parce que ça confirme les allégations de la défense. Il a soutenu que le document était écrit en norvégien puis traduit en français. Raison pour laquelle la pièce est produite en photocopie libre.

            Il l’y a lieu de rappeler que lors de l’audience publique du vendredi 31 janvier 2014, le ministère public avait requis la prison à perpétuité pour le prévenu, pour avoir assassiné son ami de cellule par pendaison. Selon l’acte d’accusation Moland avait été tué par le Norvégien French le 18 août 2013. Et avant qu’il soit privé d’oxygène, il l’avait tout d’abord drogué en lui administrant des produits chimiques. French a supprimé la vie de son ami Moland pour effacer les traces de leur opération criminelle dans la Province Orientale, précisément en Ituri. L’officier du ministère public avait  rappelé à l’intention du tribunal qu’au mois de juin 2009, le prévenu French et Moland étaient condamnés au 1e et 2e degrés pour avoir commis un assassinat sur la personne du chauffeur Abedi kasongo. Ce chauffeur était contacté par ces deux Norvégiens pour les conduire à la réserve d’Okapi d’Epulu, dans la Province Orientale. Ils l’avaient tués et ravi sa camionnette. Un autre chauffeur avait tout vu et divulgué l’information. Peu après, ils étaient appréhendés. Les gens avaient vite compris que les deux sujets norvégiens se querellaient de temps en temps parce que French ne voulait pas que le chauffeur soit tué Moland était pour et c’est lui qui avait commis cet assassinat. C’est ainsi que même à la prison  de Ndolo, les deux se tiraillaient souvent. Et French avait juré de ne pas pardonner son ami Moland parce que c’est à cause de lui qu’il faisait la prison, avait indiqué  le ministère public. A son tour, la défense parlait d’un suicide et non d’une pendaison.

         Selon les spécialistes congolais, il s’agit d’une pendaison criminelle. En ce qui concerne l’expertise des Norvégiens, il s’agit d’un suicide lié au taux de 2,7% d’alcool trouvé  dans le  corps de la victime. Ils ont fait savoir que Moland était dans un état d’ivresse. C’est ce qui avait précipité sa mort. Il avait pris des valium 4 jours avant qu’il ne soit trouvé mort.

          Murka

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