Affaire de bourrage des urnes : Néron Mbungu n’est pas en fuite : il va comparaitre lundi prochain

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Néron MBUNGU n’est pas en fuite ! Il est tout simplement cloué dans un lit d’un centre hospitalier de la capitale pour des soins appropriés que nécessite son état de santé. «Dieu soit loué», s’est exclamé un parent de ce député de la majorité et candidat aux élections législatives dont on attend les résultats provisoires d’ici la moitié du mois de janvier de l’année prochaine. Cette précision a été fournie par le Greffe pénal de la Cour Suprême de Justice qui avait siégé comme Cour constitutionnelle, mardi dernier en procédure de flagrance. 

En effet, des bruits avaient couru mercredi dernier faisant état de la fuite de Néron MBUNGU, qui aurait simulé une crise pour se soustraire de la vigilance des agents de la Police Nationale commis à sa garde depuis le cachot du Commissariat de la Commune de Kisenso. C’est dans un bureau de vote situé dans cette commune que le prévenu Néron MBUNGU avait été pris en flagrant délit de détention d’un lot des bulletins de vote déjà cochés en sa faveur et celle d’un candidat à la présidence de la République.

Une fois maîtrisé par la foule se trouvant dans la cour de ce bureau de vote, il a été acheminé au poste de Police des environs où il a été verbalisé et placé en détention provisoire. Son audition a été faite en présence du N°1 du centre, des membres de ce bureau de vote ainsi que des observateurs alertés et d’une foule nombreuse des électeurs venus remplir leur devoir civique. La MONUSCO avait été alertée aussi et l’un de ses représentants a assisté à cette audition qui s’est clôturée par deux procès-verbaux, dont notamment celui de l’audition proprement dite et celui de constat des faits criminels lui reprochés.

Que reproche-t-on au Phare ?

Selon les services de Greffe pénal de la Cour Suprême de Justice, le dorénavant prévenu Néron MBUNGU devra comparaitre le lundi prochain accompagné de ses avocats face à la partie civile composée conjointement du Ministère Public, des avocats de la CENI et probablement des activistes des organisations de la défense des droits de l’homme. Du beau monde qui va suivre les péripéties de ce procès qui va étaler sur la place publique ce que tout le monde craignait et disait sous cape et que Le Phare avait eu le courage de dénoncer dans son édition du mardi 22 novembre pour prévenir des actes de violences qui pouvaient provoquer l’apocalypse en RDC et probablement dans les 9 pays voisins.

Au lieu d’un Prix Nobel d’Excellence, de patriotisme et de courage professionnel, le Quotidien de l’avenue Colonel Lukusa est déféré devant la Justice pour propagation de faux bruits de nature à mettre en péril la sécurité intérieure de l’Etat par ces temps des élections présidentielle et législatives. Faux bruits alors que des preuves d’existence des bulletins de vote déjà cochés en faveur d’un candidat à la présidentielle ont été saisis entre les mains ou dans les résidences privées des membres d’une famille politique bien identifiée, notamment le prévenu Néron MBUNGU aujourd’hui devant la barre de la Cour Suprême de Justice. Toutes les missions d’observation en provenance de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de la SADC, de la COMESA, des Etats de la Région des Grands lacs, du Centre CARTER et de la CEEAC sont aussi en possession de ces trois éléments constitutifs d’un crime électoral gravissime. Car « outre l’élément matériel, il faut signaler l’intention frauduleuse et la violation délibérée de la loi électorale et de la Constitution régissant la République », a indiqué un membre d’une mission d’observateurs de l’Union Européenne approché.

F.M.

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