Affaire couple Nganao et Nsoki en appel au TGI : les plaignants invisibles à la barre

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La chambre III du Tribunal de Grande Instance de la Gombe, siégeant en matière répressive, au second degré, a servi de cadre hier mardi 18 octobre, aux juges Otshudi et consorts pour traiter de la cause inscrite sous RPA 18.560/ 337, opposant les appelants, François Nganao et sa femme Matondo Mamie à Nsoki Mia Nsi. Ils ont interjeté appel contre la décision rendue en leur défaveur, par le juge du Tripaix/Gombe, dans un conflit qui les oppose à Nsoki Mia-Nsi Albert, portant sur une parcelle sise au quartier Macampagne, dans la commune de Ngaliema.

Etant donné que les intimés n’avaient pas comparu au cours de cette audience, et pourtant régulièrement notifié, le tribunal avait retenu le défaut à leur charge et avait accordé la parole à la partie appelé pour exposer sa version des faits. Les avocats du prévenu, ont fait remarqués aux juges que, les plaignants ne veulent pas comparaître volontairement.

Pour ce motif, ils ont sollicité du tribunal de rejeter leur appel et de le dire non fondé, et les condamner aux dommages et intérêts. Ils ont soutenu que le juge du Tripaix avait bien dit le droit, en condamnant le premier appelant du nom de François Nganao, pour faux en écriture et usage de faux. Sa femme Matondo avait d’ailleurs confirmé cela. C’est suite à cette déclaration de son épouse, que le premier juge l’avait condamné et acquitté sa femme, ont-ils indiqué. Ils ont fait savoir que leur client avait assigné le couple précité, parce que ces derniers avaient falsifié un compromis de vente qui était conclu entre parties. Tout en sachant qu’ils étaient auteurs de cette modification, ils ont saisi la même juridiction au premier degré, en confirmation de la vente.

 

«C’est ainsi que lors de notre première comparution, nous avons démontré que la femme n’avait plus intérêt ni le droit de saisir la justice contre notre client, parce qu’elle était acquittée», ont-ils souligné. Ils ont demandé au tribunal de revir à la hausse les dommages et intérêts qui étaient demandés au premier degré. 
Ils ont rappelé que leur client fut propriétaire de la parcelle sise au quartier Macampagne, dans la commune de Ngaliema. Ladite parcelle était sollicitée par le couple précité. Ces derniers avaient versé 50.000 dollars comme acompte. Ils devraient solder après l’échéance convenue, 100.000 dollars avant d’obtenir les fiches parcellaires. Arrivé le jour-j, ils ne voulaient plus payer. C’est ainsi que leur vendeur Nsoki avait saisi le Tripaix pour revendiquer ses droits. Et le couple avait lui aussi initié une action contre lui, dans la même juridiction pour confirmer cette vente, alors que ladite vente n’était pas au bout.

Muriel Kadima

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