Affaire Clément Kanku : les NU annoncent leurs propres enquêtes

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La  récente publication du journal The New York Times sur des éléments d’information mettant en cause l’ancien ministre congolais à la Coopération au développement, Clément Kanku, dans les massacres survenus dans le Kasaï, étaient au cœur de la conférence de presse des Nations Unies d’hier mercredi 24 mai 2017 au quartier général de la Monusco dans la commune de Gombe. Questionné sur la lecture des Nations Unies concernant cette question de brûlante actualité, Charles Bambara, Directeur de l’information publique de la Monusco qui a animé cette rencontre, a informé l’opinion que les Nations Unies poursuivaient leurs propres enquêtes afin de faire l’éclairage sur les faits. Une annonce, a-t-il précisé, faite le mardi 23 mai par le porte-parole de Nations Unies. Pour plus de détails sur la question, Charles Bambara a indiqué que conformément à l’annonce du porte-parole, ce rapport pourra être rendu public au mois de juin.

En effet, le journal américain New York Times, dans son enquête
publiée le 20 mai a révélé que Zaida Catalan, l’une de deux membres du
groupe d’experts des NU en RDC assassinés le 18 mars 2017 dans la
province du Kasaï Central , détenait dans son ordinateur 130 fichiers
dont l’un contenait une conversation téléphonique entre Clément Kanku
et un inconnu. Dans cette conversation qui a également circulé dans
les réseaux sociaux, on entend le député national Clément Kanku, être
informé par son interlocuteur (qui semblerait être un des miliciens
sur le terrain) de l’opération de l’incendie du territoire de
Tshimbulu et de l’assassinat d’un colonel tué avec ses gardes.
Clément Kanku, suspecté notamment de l’assassinat de ces deux experts
fait  actuellement l’objet d’une interpellation de la part de la
justice congolaise. Le Procureur général de la République, Flory
Kabange Numbi, a annoncé l’ouverture d’une enquête à l’encontre de cet
élu le mardi 23 mai 2017 au cour d’un point de presse qu’il a tenu à
son bureau. Il a indiqué à cette occasion que si l’enquête
pré-juridictionnelle arrive à confirmer les allégations rapportées par
The New York Times, il serait amené à inculper l’accusé de plusieurs
préventions : participation à un mouvement insurrectionnel,
assassinat, incendies volontaires, destructions méchantes et
association des malfaiteurs.
Myriam Iragi