Aéro/Ndjili : les tracasseries ont la dent dure

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Il ya trois semaines, le quotidien de l’avenue colonel Lukusa se faisait écho de la disparition mystérieuse de bagages de certains passagers et du délestage du contenu des valises par des inconnus à l’arrivée de vols internationaux à Ndjili-Aéro. Dans sa quête des causes exactes de ces deux phénomènes, le journal s’en remettait à l’enquête policière, seule capable d’établir avec exactitude l’origine du mal, afin de mettre hors d’état de nuire ces inciviques qui ternissent l’image de la Rd Congo à cette frontière.

Comme à l’arrivée de vols internationaux, le départ de vols internationaux de Kinshasa est également à lui tout seul un spectacle désolant et ahurissant. L’aéroport de N’Djili ressemble à une forteresse infranchissable pour le voyageur soumis à de multiples sollicitations de la part des agents des services non autorisés à travailler à cette frontière qui mène à la fois vers l’intérieur et l’extérieur du pays.

La première chose qui étonne les voyageurs, c’est le nombre d’hommes en uniforme, armes en bandoulière, en circulation à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment de l’aérogare et qui dehors, prennent littéralement d’assaut tout véhicule qui s’engage à l’entrée de l’aéroport.

Alors que la Régie des Voies Aériennes (Rva) a instauré depuis une année, le système de péage pour véhicules à l’entrée de la clôture ceinturant les installations de l’aéroport, chacun des hommes en uniforme commis à la sécurisation des lieux, y va de sa stratégie, afin de convaincre les voyageurs qu’il dispose de meilleurs services moyennant quelques billets de banque en échange sans passer par la caisse. Cette pratique connue de tous et non réprimée par les officiels, est encouragée par beaucoup de gens pressés par le temps et les formalités administratives aéroportuaires.

Ces agents se chargent de vous conduire, ce qui vous permet d’accéder au parking intérieur. C’est donc un manque à gagner déplorable.

Certains chauffeurs approchés ont dit également au Phare, toute la peur et l’insécurité qu’ils éprouvent de travailler tard sur la route de l’aéroport, aussi bien pour eux que pour leurs clients, à cause de multiples tracasseries dont ils sont l’objet de la part des services non autorisés.

Ils redoutent surtout l’absence de tout éclairage public sur ce tronçon plongé dans le noir entre le quartier Mikondo et l’aéroport de N’Djili. Souvent en cas de panne mécanique impromptue, ils sont tout de suite interpellés, brutalisés et fouillés de fond en comble.

Pour les piétons qui s’y hasardent le soir, c’est encore plus compliqué. Il faut montrer patte blanche avant tout accès. Les proches parents qui accompagnent les leurs connaissent souvent toute la peine du monde pour accéder aux installations de l’aéroport.

 

A. Vungbo

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