Aéro/Ndjili : la lutte contre les tracasseries recommandée par des ONG

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Au terme de nombreux rapports intitulés «  Doing business » de la Banque mondiale sur l’état de lieu du climat des affaires dans notre pays, la RDC est rangée chaque année, à son corps défendant, à la queue des Etats où des efforts doivent encore être déployés et où les méthodes administratives et autres tracasseries jadis décriées méritent d’être assainies. C’est cela qui rend frileux des investisseurs désireux d’implanter leurs affaires au Congo démocratique.

On sait que quelques pas timides ont été amorcés, mais force est de reconnaître que nous n’avons pas encore quitté notre place peu enviable dans le classement du Rapport Doing Business. Des cas de corruption sont enregistrés dans certains services publics. Aucune formalité administrative n’est remplie gratuitement.   Le fait de ne pas satisfaire à cette exigence des préposés aux différents services a pour conséquence que tout document est délivré après des mois, après de fortes pressions exercées sur les agents de l’Etat.

La semaine dernière, à sa sortie officielle, la L.A.E.A., à travers son président Me Midago, a plaidé pour une amélioration de l’environnement des affaires et promis de rechercher et de dénoncer une série des comportements des agents de l’Etat, de nature à entraver l’exercice harmonieux des affaires en RDC, de manière à décourager leurs auteurs.

 On croyait que le message délivré par cette ONG allait assagir les préposés. Les plaintes ne cessent de s’accumuler comme pour dire que le mal est toujours là, et qu’il faudrait l’attaquer à ses racines.

Pas plus tard que lundi dernier, un groupe d’investisseurs qui avait débarqué à l’aéroport de Ndjili a subi des tracasseries de la part de certains agents de l’Etat en tenue civile. Ils ont été  interpellés en dehors des bâtiments de l’aérogare, au motif que  les contrôles effectués auparavant par ceux qu’on qualifiait des stagiaires étaient défaillants. Fouille de certains bagages, interrogatoire sommaire et menaces ont abouti au rançonnement de ces investisseurs.
En avril dernier, un couple de touristes parvenu au terme de sa visite dans notre pays, a déploré les tracasseries dont il a été l’objet à certains sites touristiques.
Avec des tracasseries policières, on ne sait plus où commencent et se terminent les sites réputés stratégiques et ceux où les touristes peuvent prendre des photos ou des images comme ils le veulent.

Selon des habitués de l’aéroport de Ndjili, ce genre des tracasseries sont perpétrés par des agents de l’Etat en congé et qui préfèrent opérer en dehors du bâtiment de l’aérogare, à l’abri de regards de leurs collègues de service ou d’autres agents de l’Etat.
Face à ces interpellations intempestives irrégulières qui n’ont pour but que de dépouiller les touristes et autres visiteurs de la RDC, de leurs biens de valeur, il serait recommandable que des agents de l’Etat en service à l’aéroport international de Ndjili ou dans les postes-frontières, soient porteurs d’un badge ou d’un macaron permettant de les identifier par leurs noms, leur grade, leur fonction et le service qui les emploit.

Ces mesures de précaution sont nécessaires pour faciliter le prélèvement des données sur l’agent qui serait pris en faute.
Car, comme le préconise le responsable numéro un de la Ligue pour l’amélioration de l’environnement des affaires, les agents de services publics doivent travailler dans la transparence. Il n’y a rien à cacher si l’on ne se reproche de rien. C’est cette transparence qui rassurera et sécurisera davantage aussi bien, les Congolais que les étrangers intéressés par les potentialités de notre pays.

Aujourd’hui, on ne peut que déplorer le fait que le code d’éthique de l’agent de l’Etat qui devrait être suffisamment vulgarisé, est encore inconnu des administrations provinciales. Les sanctions positives qui devaient accompagner la promotion des agents vertueux n’ont pas été envisagées dans certains services de l’Etat exposés à la sollicitation des corrupteurs. Le fait que les salaires ne sont pas payés à temps est aussi un facteur de risque pour la corruption.
L’Etat a recommandé le président de la L.A.E.A., doit pouvoir mettre ses agents à l’abri de nombreuses tentations et sollicitations.

J.R.T.

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