Aéro-N’Djili : la nouvelle Tour de contrôle opérationnelle en avril 2014

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L’aéroport international de N’Djili est en plein travaux de construction et de réhabilitation. Des chantiers sont visibles presque partout à l’intérieur comme à l’extérieur de l’aéroport. C’est le constat fait par Le Phare mercredi 19 juin 2013.

            Au niveau du parking, plus précisément devant l’aérogare nationale, des ingénieurs s’attellent aux travaux préliminaires de construction de l’aérogare internationale dont le premier coup de pioche sera donné le vendredi 28 juin 2013. D’une superficie de 110 m sur 100, la capacité annuelle d’accueil de la nouvelle aérogare internationale sera d’un million de passagers.

            Les travaux, dont le coût global, selon le Commandant de l’aéroport, Georges Tabora Afata,  s’élève à 22 millions de dollars américains, seront exécutés par «Alpha Aéroport», une entreprise française pour une durée d’une année. Les travaux de l’éclairage de l’aéroport seront assurés par la société «Congo Energie Solaire». Celle-ci est appelée à équiper l’aéroport international de N’Djili de 52 poteaux électriques. Quant au financement de l’ouvrage, c’est le gouvernement congolais qui s’est porté garant, en vue de relever le défi de la Révolution de la Modernité.

            L’extension du Tarmac et la construction de la nouvelle Tour de contrôle sont deux grands marchés arrachés par la société chinoise « Sinohydro ».

Un nouveau Tarmac de 6 Postes de stationnement

            Avant la fin de l’année en cours, l’aéroport international de N’Djili disposera d’un nouveau Tarmac de 26.400 m2 pour 6 Postes de stationnement, dont 4 Postes pour les moyens courriers et 2 pour les longs courriers. Ainsi, ce plus grand poste frontalier de la RDC, répertorié sous le Code 4 E, disposera d’un Tarmac d’une superficie de 86.400 m2 pour 20 Postes dont 10 pour les longs courriers et 10 pour les moyens courriers.

            Les travaux d’extension du Tarmac de cet aéroport international sont exécutés par l’entreprise chinoise «Sinohydro», grâce au financement de «Exim Bank». Le coup d’envoi a été donné à la fin du mois d’avril dernier.

Construction d’une nouvelle Tour de contrôle

            Un autre chantier qui fera certainement la fierté nationale, c’est celui de la nouvelle Tour de contrôle d’une hauteur de 34 mètres, juste à côté de l’actuelle Tour de contrôle. Un grand ouvrage dont les travaux sont assez avancés et les ingénieurs très confiants par rapport à leur planning et sur le délai butoir de deux ans (avril 2012-avril2014) convenu de commun accord avec la RVA, à savoir le mois d’avril 2014.

             A côté de cette nouvelle Tour de contrôle, il sera également érigé, le Bloc technique, une Centrale d’énergie, essentiellement des groupes électrogènes pour des interventions d’urgence en cas de coupure électrique, ainsi qu’une nouvelle Caserne anti incendie pour l’entretien des camions anti incendie. L’ancienne caserne sera rasée.

            La construction de cette nouvelle Tour de contrôle moderne d’une hauteur de 34 mètres et ses annexes, a expliqué le Commandant Georges Tabora Afata, répond au souci de la RVA d’améliorer la performance des instruments d’aide à la navigation et les conditions de sûreté et de sécurité  à l’aéroport international de N’Djili. A cet effet, la Régie a reçu un  financement de  150 millions de la Banque Africaine de développement (BAD) dont 15 %, soit 15 millions de dollars américains financés par la RVA, à titre de contrepartie. Cette nouvelle Tour est prévue pour avoir une visibilité sur la Piste actuelle et sur celle à venir. Les travaux sont exécutés par la société chinoise «Sinohydro» qui avait gagné le marché (l’appel d’offres international), sous l’œil vigilant du bureau canadien de réputation internationale SNC Lavalin, selon les recommandations de la Banque Africaine de Développement.

            Dans le cadre de ce même projet et du  financement de la BAD, une nouvelle Tour de contrôle sera construite à l’aéroport international de Loano, à Lubumbashi avec les mêmes annexes, à savoir la Centrale d’énergie et la Caserne anti incendie. A Kisangani, il sera question de la réhabilitation de l’actuelle Tour de contrôle de l’aéroport international de Bangoka, le raccordement au réseau public qui était pillé pendant la rébellion menée par le RCD, ainsi qu’une nouvelle Centrale d’énergie. Les travaux dans ces deux aéroports internationaux seront exécutés par la même société chinoise « Sinohydro ».

Un lot de petits travaux de réhabilitation

            Quant aux petits travaux de réhabilitation, il y a lieu de signaler l’entretien au quotidien du lieu d’aisance (toilettes) des passagers ; le carrelage et la climatisation des bureaux et salles, dont la salle d’attente de départ pour les vols internationaux, qui deviendra, dans neuf mois, celui des vols nationaux et la salle de réception des bagages ; l’acquisition des box et scanners modernes pour améliorer davantage les conditions de travail des contrôleurs de la RVA et de la Direction Générale des Migrations (DGM), l’équipement des salles d’attente (les départs national et international, ainsi que le salon VIP) en écrans d’information aux passagers et autres travaux en cours ont relevé très sensiblement la cote de la RVA et redonné espoir et confiance aux passagers, ainsi qu’aux compagnies aériennes tant nationales qu’internationales.

            Le Commandant Georges Tabora a aussi noté l’installation des séparateurs pour résoudre l’impératif  de sûreté. Pour raison de sécurité, a-t-il relevé, les visiteurs ne peuvent pas être en contact direct avec le Tarmac. Ils peuvent jeter par exemple des cailloux, voire même une grenade. Pour le moment, cet impératif de sûreté a été résolu.

            Et c’est ce qui explique, d’après le Commandant Georges Tabora Afata, la fréquentation de plus en plus régulière de l’Aéroport de N’Djili par des compagnies aériennes internationales de renom, telles que Brussels Airlines, Air France, South Africa Arways, Kenya Airways, Ethiopian, Royal Air Maroc et Turkish Air lines (la meilleure compagnie aérienne européenne au cours de ces deux dernières années). Emirates, première compagnie aérienne internationale s’annonce déjà.

Michel  LUKA

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