Adrien PHOBA indésirable dans la ville de Boma

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Adrien PhobaAu fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent pour connaitre les raisons qui ont poussé l’autorité administrative et politique de la Ville de Boma à interdire le meeting de restitution que projetait de tenir Adrien PHOBA, des bribes d’informations circulent tant à Matadi qu’à Boma. En effet, un rapport circonstancié sur l’agression dont a été victime Adrien PHOBA fait état de l’indignation et du mécontentement des amis, connaissances et membres de la famille de l’infortuné Séraphin LUZOLO. Ce, à l’endroit du député PHOBA accusé d’avoir abandonné son ancien condisciple de classe, toujours détenu dans les geôles des services de sécurité à Kinshasa depuis le 3 septembre de l’année dernière.

Séraphin LUZOLO, rappelle-t-on dans ce rapport établi par Mme la Maire de Boma, avait été interpellé par les agents des services de l’Agence Nationale de Renseignements au moment où il tentait de corrompre le chef de Poste de l’ANR de la Commune de Nzadi pour obtenir de lui une convocation au nom de l’épouse de l’honorable Adrien PHOBA en séjour en Belgique. Afin de lui faciliter, dit-on, l’obtention des documents lui permettant de bénéficier d’un asile politique.

Toujours selon ce rapport circonstancié de Mme Marie-Josée NIONGO Nsuami,  Maire de Boma, le député Adrien PHOBA avait pris contact avec son ancien condisciple de classe, l’infortuné Séraphin LUZOLO, par courrier express et parfois par téléphone pour le charger de cette mission fort délicate consistant à obtenir ce document. Il semble qu’il aurait commis l’imprudence de prendre contact par téléphone avec le chef de Poste ANR de la Commune de Nzadi pour lui présenter son contact avec lequel il allait désormais coopérer pour cette transaction. Cependant, méfiant vis-à-vis d’une telle démarche émanant d’un député de l’Opposition reconnu comme un donneur des leçons politiques, le chef de poste aurait averti ses supérieurs hiérarchiques qui lui ont conseillé de jouer le jeu pour remonter toute la filière  afin d’en savoir davantage.

Ainsi, dès que le sieur Séraphin LUZOLO s’est présenté auprès de ce chef de Poste de l’ANR de la Commune de Nzadi, d’autres agents ont organisé la filature de tous les lieux fréquentés par ce dernier pour démonter ce complot contre la sécurité intérieure du pays. Cela a pris plus d’un mois et les services ont pu suivre les conversations téléphoniques entre LUZOLO Séraphin et le député Adrien PHOBA ainsi que son épouse concernant lesdites démarches, en vue de se procurer une convocation de service pouvant être utilisée comme preuve des tracasseries policières dont est victime l’épouse d’Adrien PHOBA.  Ce sont, entre autres, de tels documents qui sont souvent utilisés dans les dossiers que doivent déposer les demandeurs d’asile politique en Europe pour émouvoir et convaincre les responsables des services d’immigration, indique-t-on.

Lorsque les agents de l’ANR de la Ville de Boma ont pu rassembler toutes les preuves tangibles de cette cabale, ils ont alors procédé à l’arrestation de plusieurs personnes, notamment les intermédiaires et le  propriétaire du bar où Séraphin LUZOLO avait l’habitude de donner des rendez-vous au chef de Poste de l’ANR de la Commune de Nzadi pour conclure ce marché. Les services se sont même procurés des copies d’envoi des fonds en provenance de Bruxelles par la voie des agences spécialisées dans ce domaine. Une fois appréhendés, les intermédiaires et surtout l’infortuné Séraphin LUZOLO sont passés aux aveux.

Comme c’est LUZOLO Séraphin qui avait été reconnu coupable de tous ces actes délictueux, les services ont jugé utile de le transférer à Kinshasa pour des interrogatoires additionnels. Les membres de sa famille, ses amis et connaissances se sont alors tournés vers le député Adrien PHOBA pour user de ses relations politiques en vue d’obtenir sa remise en liberté. Il semble que l’intéressé s’est montré arrogant, désinvolte et méprisant vis-à-vis de tous ceux qui l’approchent à ce sujet. Pire, il n’a fait jusque-là aucun geste en faveur de l’épouse et des enfants de LUZOLO aujourd’hui sans moyens pour survivre. Voilà la raison de la colère de tout ce monde-là. Le rapport circonstancié de Mme la Maire de Boma  fait état des tracts qui ont été déversés à travers la ville de Boma cinq jours avant le meeting de restitution parlementaire que projetait de tenir à Boma l’honorable Adrien PHOBA. Des tracts portant la signature des « Bana Boma » pour appeler les gens à boycotter ce rassemblement populaire en accusant  PHOBA  d’avoir abandonné le digne fils de cette ville portuaire, le nommé Séraphin LUZOLO à son triste sort et son refus d’écouter la famille de l’infortuné qui cherchait en vain à le rencontrer pour lui exposer ses doléances. Affaire à suivre.                  F.M.    

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