Acteurs politiques et agents de l’Etat au banc des accusés

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 Au moment où la communauté internationale commémore la journée mondiale de lutte contre- l’exploitation sexuelle des femmes ce 04 mars 2010, la VSV est choquée de constater la persistance des pratiques de violences sexuelles en général, l’exploitation et la traite des femmes et filles à des fins sexuelles particulièrement en RD Congo.

Les faits s’illustrent, entre autres, par les cas ci-après:

– Le viol en février 2010 de deux filles âgées de 13 et 14 ans par monsieur Lemba Robert, professeur à la Faculté des lettres de l’université de Kinshasa (Unikin) et cadre supérieur du parti politique parti Lumumbiste .Unifié (PALU). La ruse utilisée par professeur Lemba Robert a été de payer les frais de scolarité des victimes en échanges de leurs  charmes. Contrairement aux promesses faites, elles ont été victimes de viol, pour leurs premiers rapports sexuels, contre une modique somme de francs congolais cinq mille (FC 5000). L’affaire portée au sous-commissariat de la police de Cogelos, commune de Lemba, n’a jamais bénéficié de I’intérêt proportionnel à la gravité de faits par les autorités compétentes. A la dernière  nouvelle, après sa verbalisation par lieutenant Beko, professeur Robert Lemba, aurait disparu dans la nature avec la bénédiction de l’officier de police judiciaire verbalisant, commandant du sous commissariat Cogelos, également porté disparu.

– Depuis 1999, il existe des allégations de traites de femmes et filles les femmes et jeunes filles. Ces dernières font l’objet d’esclavage sexuel à la frontière de Kikuango-Mbemba entre l’Angora et la RDCongo.

Les agents de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), des policiers de la police nationale congolaise (PNC), de la Direction Générale de l’Immigration (DGM), des militaires des Forces Armées de la RD Congo (FARDC)… commis à ce poste de frontière s’illustreraient dans le commerce des femmes et jeunes filles. Les agents congolais « offriraient » aux militaires angolais des femmes et jeunes filles congolaises contre une somme se négociant entre 8000 et 14000 kwanza. Dès lors que cette somme est versée, les victimes sont amenées en Angola où elles sont transformées en esclaves sexuels en assouvissant les appétits sexuels de militaires angolais. De suspects ont été arrêtés, poursuivis par le tribunal de grande Instance du Bas-Fleuve, province du Bas-Congo avant de s’évader de la prison de Tshela.

La VSV demeure inquiète car les actes d’exploitation sexuelle décriés sont commis par ceux-là même appelés à assurer la protection de la population et à lutter contre les violences sexuelles en RDCongo.

Ainsi, la VSV demande-t-elle au Premier ministre, ministres de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice et Droits Humains, au procureur Général de la République, à l’Auditorat général des FARDC, … de:

– ouvrir une enquête indépendante sur les cas illustrés en vue de sanctionner, de manière exemplaire, les commanditaires et exécutants conformément à la loi ;

– Localiser professeur Lemba Robert et procéder à son arrestation afin de répondre de ses actes devant des instances judicaires compétentes ;

Procéder aux examens médicaux afin de s’assurer de la bonne santé des victimes.

LA VOIX DES SANS.VOIX (VSV)

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