Accusé, Minaku révèle… : « Kambinga a retiré sa motion après avoir rencontré le ministre Kabwelulu »

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Le président de l’Assemblée Nationale, Aubin MinaKu, était accusé de
faire obstruction au contrôle parlementaire par un député du groupe
parlementaire de l’Opposition, Clément Kanku, lors de la plénière du
lundi 10 juin 2013. Les députés de cette plateforme qui avaient résolu
de claquer la porte, en signe de solidarité avec leur collègue du
groupe parlementaire MLC et alliés ont, dans un communiqué de presse,
annoncé avoir initié une pétition contre Minaku qui bloquerait, selon
eux,  les initiatives liées au contrôle du gouvernement par le
parlement.
Dans le lot de ces initiatives parlementaires, on a épinglé la motion
de défiance ficelée contre le ministre des Mines, à l’initiative du
député MLC Germain Kambinga. Dans sa réplique, Aubin Minaku  avait
tout rejeté en bloc et promis des révélations autour de la démarche du
député précité.
Effectivement, à l’issue d’un entretien hier mardi dans la salle des
Banquets du Palais du peuple entre le président du Bureau de
l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, et des députés de l’Opposition,
ladite motion a connu un rebondissement spectaculaire. Selon le député
Basile Olongo qui s’est adressé à la presse au sortir de cette
audience, Minaku a révélé que Germain Kambinga a retiré sa motion à
l’insu des autres signataires de la motion, après un contact avec le
ministre des Mines, Martin Kabwelulu.
D’après cet interlocuteur de la presse, qui a pris part à cette
réunion, le président de l’Assemblée Nationale a affirmé détenir
toutes les preuves en rapport avec le contact que le député du MLC a
eu avec le ministre des Mines, avant de faire le déplacement de
l’Occident pour un séjour d’une semaine. A en croire Basile Olongo,
les députés de l’Opposition étaient scandalisés par les révélations
d’Aubin Minaku, ce qui donne à croire qu’ils ont été roulés dans la
farine par leur collègue Kambinga.
Il a estimé que l’opposition devrait se réunir pour clarifier cette
affaire  qui ternit l’image des députés en général et de l’Opposition
en particulier. Pour cet élu, une telle attitude risque de faire
accréditer  la thèse répandue par une certaine opinion, selon laquelle
toutes les motions contre les ministres, au niveau de la chambre basse
du Parlement, sont monnayées sous le faux prétexte du contrôle
parlementaire. Dans la même optique, Jean-Claude Vuemba, un autre
sociétaire de l’Opposition, a lâché dans les couloirs du Palais du
peuple que ce qui est révélé n’est pas noble pour les élus du peuple.
En dépit du pavé de Manaku, les députés de l’Opposition ont maintenu
leur pétition réclamant sa déchéance du perchoir de l’Assemblée
Nationale. Cette pétition porte la signature de 56 députés, ce  qui
représente le dixième des membres de la chambre basse du Parlement,
tel qu’exigé par le règlement intérieur pour une telle démarche.
A ce sujet, Basile Olongo a confirmé que la plénière consacrée  à
cette pétition aura lieu ce mercredi 12  juin sous la  présidence du
1er vice-président, Mwando Nsimba. Il a fait savoir qu’Aubin Minaku a
accepté de s’abstenir pour ne pas être à la fois juge et partie. Les
députés de l’opposition, qui se sont réuni en aparté après leur
entretien avec Minaku, ont dans une déclaration lue à la presse promis
de mettre tout en œuvre pour avoir sa tête.
Makila a, à cette occasion, dénoncé une fois de plus les dérives
totalitaires du président de l’Assemblée,qu’il accuse de trahir son
serment consistant à faire de l’Assemblée Nationale le temple de la
démocratie.
ERIC WEMBA

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