Accrochage entre policiers et malfaiteurs au cours d’une patrouille pédestre à Selembao : deux morts !

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Les nuits des Kinois ne sont plus sûres dans certaines communes. Aussi bien pour les civils que pour les patrouilleurs souvent pris pour cibles par des malfaiteurs embusqués dans des coins sombres. Chaque nuit, on braque, on agresse et on dépouille les paisibles citoyens. De nombreux braquages sont enregistrés de nouveau dans la ville de Kinshasa où les victimes les attribuent aux hommes armés opérant les uns en tenue civile, les autres en uniforme.

            Ce type de braquages requiert que des unités spécialisées de la police soient mobilisées, car pour arrêter un malfaiteur, on n’y va pas comme on va cueillir une mangue. C’est là qu’interviennent l’usage des méthodes spéciales de lutte contre le banditisme et des réflexes particuliers qu’on ne retrouve que chez les éléments anti-gang du Bataillon de la police d’investigations criminelles.
Les éléments du sous-commissariat Mayimbi l’ont appris à leurs dépens, alors qu’ils patrouillaient à pied, mercredi dernier, sur l’avenue Révolution, quartier Heradi, commune de Selembao.
            Cette nuit-là, des piétons leurs ont alerté qu’une bande des malfaiteurs extorquait des biens aux noctambules dans les parages de l’hôtel «  Bord ezanga kombo ». L’équipe des patrouilleurs a décidé d’aller neutraliser ces délinquants. Malheureusement, les inciviques tapis dans l’ombre, les ont pris pour cibles. Crépitement des coups de feu. Un patrouilleur en la personne du brigadier en chef Bikindu wa Bikindu touché mortellement, a succombé sur le champ. Réplique vigoureuse des éléments du sous-commissariat Mayimbi. Dans leur fuite, les malfaiteurs ont essuyé des coups de balle. L’un d’eux a été atteint. Il est mort sur le coup.
            Son identification faite aussitôt, on sait qu’il s’agit de Simba Ndombe. Il portait une chemise de policier et un pantalon civil. 
On croit savoir que les enquêteurs de la police tenteront de reconstituer certainement le palmarès de ce déserteur et sa bande.
 
Des braqueurs dévalisent le bureau de change Betu
 
            Alors qu’on ne s’était pas encore remis de l’émotion suscitée par cet accrochage, cinq hommes armés et en tenue civile, roulant à bord d’une jeep dont les plaques minéralogiques ne nous ont pas été communiquées pour besoin d’enquête, ont de nouveau frappé dans la commune de Bandalungwa. C’était samedi dernier, vers 23 H 30’.
            Ces malfaiteurs avaient garé leur jeep, non loin de la maison de change Betu située sur avenue Inga, derrière l’immeuble Djamani. Quelques minutes après la coupure du courant électrique dans le secteur, quatre membres de cette bande ont profité de l’obscurité pour faire irruption dans ce bureau de change. Une jeune fille surprise par les bandits, n’a pas eu le temps de fuir, ni de cacher les recettes de la journée. Après avoir brisé la vitre du comptoir, les bandits ont ramassé les fonds de ce bureau de change, en monnaie locale et en dollars.
            Le coup réalisé, ils sont ressortis au pas de course. Dès que leur jeep a démarré, quelques coups de feu ont retenti pour signaler leur départ.
            C’est des minutes plus tard que des éléments de Groupement mobile d’intervention de « Mbata » sont arrivés sur le lieu. Ils ont indiqué que le véhicule utilisé par les braqueurs venait d’être arraché à son propriétaire et qu’une plainte avait été déposée à leur service de permanence.
            Selon une source proche de la victime Betu, ce braquage est le second qu’il vient d’enregistrer dans sa profession. La première, c’était sur avenue Inga. Des malfaiteurs venus à bord d’un véhicule ont stationné leur engin non loin de sa table. L’un d’eux lui a braqué son revolver et lui a arraché toutes ses recettes. Cet incident l’a poussé à ouvrir un bureau de change. Il croyait qu’il serait ainsi à l’abri de telles attaques, mais les bandits ont décidé de le déposséder de ses fonds.
            Une fois de plus, l’insécurité semble avoir la peau dure dans la commune de Bandalungwa où viennent s’aventurer des bandes de malfaiteurs. Des extorsions des véhicules s’y commettent non seulement sur de petites avenues, mais aussi devant des terrasses bordant les grandes avenues.
            Que faut-il pour éradiquer ce type d’agressions ? Des policiers pour sécuriser tous les petits bureaux de change, ou des équipes des agents de sociétés de gardiennage ?
            Les cambistes s’interrogent sans trouver de réponse. Ils ne regardent que du côté de la police qui apparemment, n’a pas les effectifs en nombre suffisants, ni des moyens logistiques pour assurer comme il se doit, la couverture sécuritaire de la ville de Kinshasa.
            L’équation sécuritaire demeure tout entière.
                                                                                                                                                                                                                                          J.R.T.  

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