Accord du 31 décembre 2016 : le MSC accuse la MP d’user des manœuvres dilatoires

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00291749-17829d49c4446a021eb4581d74b01acd-arc614x376-w614-us1Le président national du Mouvement de Solidarité pour le Changement (MSC), parti membre du Rassemblement, est sorti de sa réserve pour dénoncer la machine politique à retardement que la famille politique du chef de l’Etat a mise en place aux fins de bloquer l’application de l’Accord politique du Centre interdiocésain.

Il accuse, à cet effet, les sociétaires de la Majorité Présidentielle ainsi que tous ceux qui se sont joints à eux, signataires de l’accord politique de la Cité de l’Union africaine, d’user de manœuvres dilatoires pour retarder l’application de l’Accord du 31 décembre
2016.

Il a fait cette dénonciation le samedi 21 janvier à l’hôtel Gracius sis avenue Bongolo, dans la commune de Kalamu, lors de l’ouverture de l’«Université du changement» de son parti sur le thème : «Alternance et gouvernance».

Avant d’en arriver à la dénonciation des manœuvres de la MP,  Laurent Batumona a commencé par restituer aux cadres et militants du MSC l’essentiel des négociations directes qui se sont déroulées au Centre interdiocésain entre le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement et les signataires de l’accord politique du 18 octobre 2016 dit de la Cité de l’Union africaine. Il a dit à ses camarades compagnons de lutte que le MSC a signé librement et sans réserve cet Accord. Avant d’éclairer leur lanterne sur les
questions liées à l’arrangement particulier en vue de l’application effective dudit accord. Puis, il a demandé au président du Comité des sages du Rassemblement, Etienne Tshisekedi, de faire diligence pour la désignation des 14 membres de son regroupement politique devant siéger dans le Comité national de suivi de l’Accord.

Par ailleurs, Laurent Batumona a exprimé toute sa gratitude aux cadres et militants du parti ayant effectué le déplacement pour prendre part à l’université du changement dont il présidait personnellement l’ouverture des travaux. Une mention spéciale a été accordée au secrétaire général adjoint du MSC Jules Mukumbi.

Trois temps forts ont marqué la manifestation, à savoir la présentation de nouveaux adhérents au parti, la communication du président national, ainsi que la remise des symboles du parti suivie des recommandations aux participants à l’université du changement qui
ont deux jours d’échanges et de réflexion afin de proposer des
réponses idoines aux problèmes économiques et sociaux qui assaillent
la nation congolaise.
Parlant de l’université du changement, il a fait savoir que c’est un
nouvel organe qui est créé au sein du parti, une organisation pour le
renforcement des capacités des cadres du parti, surtout en prévision
de prochaines élections. Plusieurs modules ont été inscrits au
programme de l’université du changement, à savoir la formation
idéologique, la formation électorale, et la formation technique.
Pour le président national du MSC, l’objectif principal de
l’organisation de cette université est la réflexion. « Nous sommes là
pour réfléchir. Réfléchir sur les réponses à donner aux problèmes
socio-économiques afin d’aider notre pays à sortir de la situation
dans laquelle il se trouve ».
Il s’agit, a-t-il soutenu, de relever des défis de la stabilité de la
monnaie qui ne fait que chuter, de l’amélioration des services sociaux
de base notamment l’eau, l’électricité, la santé, la scolarité, ainsi
que des infrastructures de base.
A propos des infrastructures, il a fait observer qu’il ne reste que
deux artères praticables à Kinshasa : les boulevards Lumumba et du 30
juin.
Par ailleurs, l’université du changement a également été l’occasion
pour les cadres du MSC de se mettre en ordre utile pour les batailles
électorales à venir.                    Dom