Accident sur la route de Kinkole en janvier 2010 : le témoin Kadima Lualama se contredit

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Le feuilleton de l’accident meurtrier survenu sur la route de Kinkole au niveau de « Terre jaune » en date du premier janvier 2010 n’a pas encore connu son épilogue.  Et comme l’une des parties a soulevé un « mal jugé » lors du jugement prononcé au premier degré, la succession Elaka Ekwa est présentement en procès contre Gauthier Kiweke à Ndjili.. Cette affaire est inscrite au Tribunal de Grande Instance « TGI » de Ndjili sous le numéro 1406.

            Le prévenu Kiweke est poursuivi pour homicide involontaire. L’audience d’hier jeudi était axée sur l’instruction du dossier. Entre temps, le témoin Kadima Lualama a comparu comme renseignant pour éclairer le tribunal sur certains points. Estimant avoir été suffisamment éclairé au terme de l’audition des conseils de deux parties et de Michée Kadima, le tribunal s’est prononcé en fin d’audience  pour la plaidoirie  en date du 2 septembre.

            L’accident en question s’est produit au premier jour de l’an 2010. En effet, Dady Elaka, la vingtaine révolue, était sorti furtivement  à bord de la voiture Mazda de son père avec comme destination Kinkole où Wenge BCBG devrait donner un concert. Il embarque avec lui une dizaine de ses amis soit le double de la capacité normale d’accueil de la Mazda.  Vers 20 heures ; ils arrivent à la hauteur de  « Terre Jaune » où l’apprenti conducteur s’arrête. Entre temps, une jeep Cherokee est derrière eux. Dady qui a mal stationné veut redémarrer. Il prend alors une autre bande. Le chauffeur de la Cherokee ne peut l’éviter. Au finish : il y a mort d’hommes, des cas de blessures… Les personnes grièvement blessées furent acheminées à l’hôpital.

            Lors de l’audience d’hier, le conseil du prévenu a justifié le « mal jugé » de l’autre fois par le défaut de qualité dont se pourvoit Elaka sans brandir la preuve de sa désignation comme liquidateur de la succession Elaka Ekwa. Il ne s’explique pas pourquoi l’autre partie s’acharne sur Gauthier Kiweke le propriétaire de la Cherokee, en lieu et place du chauffeur. Faisant allusion à la mauvaise direction prise par le tribunal au premier degré. Enfin, il parle d’obscur libelli. 

Contradiction 

            Ils  ont fait remarquer que le  jeune homme n’était pas qualifié pour conduire la voiture de son père. Ils ont évoqué ensuite le témoignage des rescapés de l’accident et de l’Opj Tshimanga Mukuna au niveau du Parquet et de la police. Ce policier, a-t-on entendu, a à l’aide d’un croquis  établi sans peine l’infraction de mauvais stationnement .à charge de Dady

.           Pour ces avocats, le système de protection pour  conducteurs des véhicules mis en place par le fabricant des jeep Cherokee et appelé  « Air bag »  explique comment le chauffeur Makengo  est sorti indemne de l’accident.  Gauthier Kiweke s’en est tiré sans problème. Par contre, l’autre occupant, placé derrière,  a brusquement cogné contre le siège du chauffeur et s’est blessé légèrement  au niveau des jambes.

            Le conseil de l’autre partie n’a pas été prolixe. Il a dit ne pas connaître les témoins cités dans cette affaire. Il s’est prononcé pour la comparution du renseignant Kadima à la barre. Il a ajouté que le chauffeur Makengo avait la latitude d’éviter la Mazda.

Attendu au  prétoire pour élucider certaines zones d’ombre, Kadima a laissé entendre être un ami de longue date de Dady. Il a vécu de près l’accident de la route de Kinkole. C’est une voiture Mercedes qui les a amenés à l’hôpital après l’accident. Et lui s’en est tiré avec une fracture au bras.

            Et quand les juges lui ont montré la déposition faite  au Parquet où il avait dit qu’il était inconscient au moment de l’accident, il a baissé la tête, soulignant avoir apposé sa signature sans avoir pris réellement connaissance du texte mis à sa portée.

            Est-ce possible pour quelqu’un qui déclare  étudier dans une université de la place ? se sont-écriés les juges.

Rachel Bakuatshilela, Marlène Badila ( stagiaires de l’Ifasic) et Jean- Pierre Nkutu

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