A propos de «Toges Noires dénoncent l’implication du Parquet Général de la République dans les déguerpissements irréguliers » : Mukuna Mukendi «Mumu» répond à Mushi Bonane

0
47

 

Monsieur l’Editeur Responsable,

Concerne : Ma réplique contre le droit de réponse de Mr. MUSHI BONANE

Vous vous souviendrez que dans votre livraison n°4489 du lundi 14 janvier 2013, vous avez eu à publier un article intitulé « Toges Noires dénoncent l’implication du Parquet Général de la République dans des déguerpissements irréguliers ».

Par la suite, dans votre quotidien n°4503 du mardi 05 février 2013, sieur MUSHI BONANE, profiteur du comportement ci-haut dénoncé a, conformément à la loi sur la presse en RD Congo, usé de son droit de réponse.

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le droit de réponse de Monsieur MUSHI BONANE paru dans votre édition du mardi 05/02/2013.

M’ayant cité nommément, je me sens obligé de vous faire parvenir cette contre réaction.

Au-delà de toutes ces explications, Monsieur MUSHI BONANE reconnaît que j’ai été délogé par le Parquet Général de Bukavu consécutivement à sa plainte. Mais il a délibérément omis de relever qu’en même temps, le Tribunal de Grande Instance de Bukavu était déjà saisi des mêmes faits. ll sait pourquoi il a omis de porter cette information dans son droit de réponse. La raison est simple : ll ne peut pas renverser l’instruction du Procureur Général de la République proscrivant tout déguerpissement effectué par le parquet, celui-ci ne devant intervenir qu’à l’issue d’une décision de justice devenue irrévocable. Que là, vous comprenez toute la peine que se fait Monsieur MUSHI BONANE à justifier la faveur obtenue du Parquet Général de Bukavu (à quelle condition ?) Pour cela, il recourt à l’article 7 du Code d’organisation et de la compétence judiciaires. Je préfère pour ma part lui rappeler que cet article est ainsi libellé : « En matière répressive, le ministère public recherche les infractions aux actes législatifs et règlementaires qui sont commises sur le territoire de la République ».

«Il reçoit les plaintes et les dénonciations, fait tous les actes d’instruction et saisit les Cours et Tribunaux ».

De tous les actes cités par le législateur, il n’en est pas un qui ressemble à  « arrêter la perpétuation de l’infraction » comme Maître MUSHI BONANE en force l’interprétation. Je n’apprends rien à quelqu’un qui a écrit sur l’enquête criminelle.  Pour ma part, je persiste que le Ministère Public pose les seuls actes d’instructions et saisit les juridictions compétentes et s’en dessaisit. Dès lors, si déjà le fondement de son acte est à chercher dans cette gymnastique intellectuelle, quel crédit peut-on accorder au reste de son récit ? C’est pour cette raison du reste que je me suis réservé de réagir au fond.

ll est vrai que face à cette action du Parquet dénuée de tout fondement juridique, j’ai saisi plusieurs instances. Je les soutiendrais jusqu’à faire comprendre à toutes ces instances que le Parquet Général de Bukavu a commis un abus de droit Monsieur MUSHI BONANE vient de le confirmer en invoquant un texte ne donnant aucun pouvoir au Parquet. Dans sa justice, DIEU l’a confondu et continuera à le confondre lui qui, à l’heure actuelle, se permet de percevoir des loyers de plus de + 2.000 USD sur des immeubles où il n’a pas placé une seule brique.

Vous conviendrez avec moi que les faits tels que relatés par Mr. MUSHI BONANE sont tronqués et le droit qu’il tente d’y appliquer est chaotique. Et pour vous en rassurer, je joints à la présente le mémoire explicatif de la situation juridique de l’immeuble querellé avant son achat par mon défunt père.

En plus, le caractère spécieux de l’argumentaire de mon adversaire ressort de l’ambivalence de son comportement : ll a eu à détruire le mur mitoyen (qui n’a jamais existé), attitude qu’il m’impute. Il détient de faux documents réclamés pour destruction par les conservateurs KALIMIRA KATOTO et MUGANGU, mais il prétend que les miens sont aussi faux.

 Aujourd’hui, conscient des illégalités ayant conduit à mon déguerpissement, il tente de se justifier en avançant des prétextes. Car, l’unique questionnement demeure : pourquoi a-t-il peur de voir le TGI Bukavu se prononcer sur ce litige dont il est depuis longtemps saisi ? Par ailleurs, moi, mes frères et soeurs, successibles de feu juge MUKENDI MULUMBA et victimes des immeubles spoliés par MUSHI BONANE, aidé en cela par le Parquet Général de la République et le Procureur Général de Bukavu, nous ne nous laisserons jamais muselés ou intimidés. Et, la défense de nos droits les plus légitimes a toujours été faite suivant un système cohérent et clair.

MUKUNA MUKENDI (MUMU)

LEAVE A REPLY

*