A propos de « Le SAESSCAM dénonce un détournement de 132.000 dollars » : un droit de réponse non conforme à la Loi

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Le Phare a reçu lundi 29 juillet 2013 un « Droit de réponse » émanant de Willy Birego, Chef de Service au ministère des Mines, au sujet de l’article intitulé «Le SAESSCAM dénonce un détournement de 132.000 dollars» paru dans l’édition du mardi 14 mai 2013. Il sied de relever, à ce propos, que la démarche de l’intéressé n’est ni conforme à la Loi réglementant l’exercice de la liberté de presse en RDC, ni à la déontologie.

En effet, l’article concerné est un reportage consacré à une audience publique du Tribunal de Grande Instance de Gombe, au cours duquel le prévenu Willy Birego, absent pour des raisons connues de lui seul, n’avait pu présenter ses moyens de défense. Ce dernier se plaint du fait que l’auteur aurait été induit en erreur par l’avocat du SAESSCAM. Or, pour le cas d’espèce, il n’appartenait pas au journal de se positionner en contradicteur de la partie présente à l’audience. Par conséquent, la journaliste du Phare n’avait d’autre alternative que de rendre compte de la version des faits développée par la partie plaignante ainsi que la position de l’officier du ministère public et des juges du tribunal, qui avaient requis le défaut contre lui.

 Il y a lieu de signaler que le document déposé par Willy Birego au journal Le Phare épouse les contours d’une plaidoirie que son avocat aurait dû présenter dans un prétoire et non dans les colonnes d’un journal. Cela étant, le quotidien de l’avenue Lukusa, qui n’est pas partie au procès, invite l’intéressé et son conseil à garder leurs arguments pour l’audience du 20 août 2013 à la Cour d’Appel de la Gombe, où ils ont porté l’affaire, après le jugement par défaut prononcé en leur défaveur au niveau du Tribunal de Grande Instance de la Gombe.

Le Phare, qui milite pour l’éclatement de la vérité dans cette affaire de détournement de 132.000 dollars américains au préjudice du trésor public congolais, promet d’y être présent en vue de rapporter fidèlement le débat, qu’il faut espérer cette fois contradictoire, entre les parties en cause. L’affaire étant encore pendante au niveau de la justice, rien ne justifie l’organisation d’un procès parallèle à travers les colonnes du journal.

                   La Rédaction

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