A propos de l’article «Réforme des FARDC : Généraux et colonels formés : quel gâchis» : un lecteur nous écrit Kinshasa, le 19/05/2012

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A Monsieur l’Editeur–Directeur Général du Quotidien Le Phare
 
Objet : Nos compliments
 
Monsieur l’Editeur,
 
Dans votre quotidien de vendredi 18 mai 2012 sous le numéro 4325, votre journaliste du nom de JRT avait écrit un article sur la réforme des FARDC et avait ajouté ceci : «Généraux et colonels formés : quel gâchis !» Nous qui sommes directement concernés, nous pensons que lui aussi, le remercions et l’encourageons dans cette lignée, car si nous ne prenons pas en mains notre destinée, aucune autre personne ne le fera à notre place.
Nous tenons à vous dire que depuis le 17 mai 1997, l’AFDL nous avait envoyés à Kitona pour notre extermination et plus de cinq cents avaient été inhumés comme des animaux dans le cimetière de la Base Militaire de Kitona, et ceci sous la barbe des Occidentaux qui avaient bien voulu voir et assister béats au génocide des militaires Ex-FAZ, qui ne voulaient pas défendre le régime dictatorial de Mobutu.
Quant à l’article de monsieur ou madame JRT, il devrait beaucoup insister sur les diplômes de différents cadres militaires, à savoir : Ecole Royale Militaire en Belgique, Saint Cyr en France, Sandhurst au Royaume-Uni, West Point aux USA et d’autres pays encore, ne sont que le début de la carrière d’un officier (licence en sciences sociales et militaires avec le grade de Sous-lieutenant à l’issue de ces formations, comme ce fut l’Ecole de Formation d’Officiers, EFO en sigle, d’où les jeunes sortaient comme gradués en sciences sociales et militaires après une formation de trois ans, tandis que les quatre précités durent cinq ans, y compris un an d’Ecole d’application pour acquérir une spécialité).
Après avoir séjourné pendant six ans dans une unité de sa spécialité, de soutien ou d’appui et devenu Capitaine ancien, il va, après la préparation d’une année (sixième année), affronter les concours de l’Ecole d’Etat-major. Après réussite et à l’issue de ce dur stage, le capitaine passe officier supérieur (Major) et gagne le titre de Technicien d’Etat-major ou Master en sciences sociales et militaires. Il devient Inter-Armes.
Tandis que pour devenir Breveté d’Etat-major (BEM), les Techniciens d’Etat-major au grade de Major ou de Lieutenant-colonel concouriront pour accéder à ce stage qui n’existe qu’à l’étranger dans les pays ci-haut cités et les lauréats deviennent Docteurs en sciences sociales et militaires et aussi appélés « Inter-armées, c’est-à-dire ils peuvent être utilisés dans toutes les Forces (Terre, Air, Mer).
Nous pouvons aujourd’hui dire que notre armée, les FARDC, regorge très peu de cadres de cette catégorie (BEM). Les anciens généraux de Mobutu sont tous en retraite sauf une infime minorité. C’est de cette fourchette qu’on pouvait retrouver quelques BEM. Sans eux, nous sommes à compter sur les bouts de doigts.
Monsieur l’Editeur Directeur général, nous vous remercions sincèrement ainsi que notre frère ou sœur JRT qui a bien voulu penser à nous qui broyons du noir gratuitement.
Encore une fois merci !
 
Breveté d’Etat-major
O. Moke

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