A propos de «l’ambition qui suscite des remous» : la mise au point du député Jean-Marie Bulambo

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Mr. l’Editeur,

Après avoir parcouru les colonnes de tous les journaux qui ont collaboré à la campagne médiatique dans laquelle vous ont engagées les partisans du détournement des fonds du trésor par le truchement des sous-comptes dans des banques commerciales, lesquelles sont pur la plupart étrangères, votre journal le Phare a retenu notre particulière attention car il a été le seul qui a circonscrit le cadre dans lequel se déroule cette effervescence médiatique. Aussi le seul qui a publié d’une manière courtoise et responsable les mensonges que l’on a fait circuler.

            Ainsi, avec élégance et par respect au Peuple congolais qui nous observe, nous nous permettons de répondre, sinon de faire une mise au point sur ces fausses allégations formulées dans le souci de nuire.

1. Le dossier DGI : Parlons en bien dés lors qu’il est évoqué   l’affaire des pots de vin versés par la DGI aux membres de la commission parlementaire dont nous faisions partie afin d’obtenir leur silence dans le processus de minoration des recettes de cette Régie Financière.

            A ce sujet, Mr. L’Editeur, nous vous demandons de consulter vos publications de l’époque qui ont fait l’objet des reportages sur ce dossier traité en plénière de l’Assemblée Nationale au cours de laquelle notre personne avait  été mise à part pour avoir été la personne qui dénonça le forfait et repoussa toute tentative de corruption. L’acte d’accusation du PGR fait foi.

2. Le dossier imaginaire des vivres frais destinés aux Agents et cadres du Ministre de l’Economie Nationale à l’occasion des festivités de fin d’année : Il semble que nous aurions détourné ces vivres que nous même avions achetés et dont nous avions supervisés la répartition à la satisfaction de tous les Agents. Le lot du gouvernement qui s’était ajouté après n’avait fait que rallonger le sourire au visage  de ces derniers qui continuent à fort regretter notre départ à la tête de ce Ministère.

3. Le dossier de produits pétroliers : On nous impute le monnayage, vrai ou faux de notre signature auprès des sociétés pétrolières pour la fixation des prix.

            Mr l’Editeur, sans nous vanter, nous nous permettons de vous dire que nous sommes le seul Ministre qui, dans une période de perturbation des cours mondiaux du pétrole, a eu sur instruction du Chef de l’Etat à subventionner le prix à la pompe du litre d’essence jusqu’à le stabiliser pendant une longue durée, au point de n’ avoir presque  pas connu d’augmentations à la pompe. Pour votre information, le ministre de l’économie ne fixe pas le prix des carburants à la pompe. Celui-ci est déterminé et fixé par une commission qui regroupe les délégués de la présidence, primature, ministère des hydrocarbures, finances et de l’économie appelé « commission de suivi » des produits pétrolier « COSU »  en sigle en concertation avec les compagnies pétrolières de distribution.

 4. Le dossier DGRAD : On parle pour ce faire de notre passé peu glorieux à la tête de cette Régie Financière.

Mr l’Editeur, nous sommes fier d’en être l’Initiateur et l’homme qui a mis en route cette importante régie. Nous sommes aujourd’hui heureux que ce talent de créer une si grande régie financière, nous soit reconnu et porté à la connaissance de l’opinion. Nous devons vous avouer que tout est en notre honneur et mets quiconque au défis de nous prouver les éléments de mégestion ou de détournement si ce n’est cette politique de ôte-toi de là que je m’y mette.

5. Il semble aussi que nous avons été condamnés par la justice congolaise qui nous aurait privé du droit d’exercer nos droits civiques.

A ce propos, Mr l’Editeur, nous demandons à ceux qui ont débité de telles inepties d’en apporter la moindre preuve. Nous n’avons jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation judiciaire dans notre vie. Pour clore tous débats en rapport avec la justice, notons que  dans les pays de grande culture juridique, chez les Esprits développés et élevé d’une certaine valeur, il est généralement une fierté d’avoir fait vérifier des soupçons par la justice et quand on est innocenté ou mis hors cause, plus personne ne peut y revenir.

6.Un autre dossier, c’est celui du Mémo que nous aurions adressé au Chef de l’Etat pour nous nommer Ministre des Finances monté de toutes pièces pour donner corps à la propagande.

Là alors, Mr l’Editeur, nous sommes suffisamment grand et opérateur politique aguerri pour savoir comment on conquiert le pouvoir, certainement pas par mémo. Et au-delà, à supposer que ce mémo ait pu exister, serait-il responsable à tout celui à qui serait confié la charge de gérer un quelconque pouvoir dans le pays de l’étaler dans la presse ! Malheureusement pour ceux-ci, Bulambo n’a jamais signé un quelconque mémo de revendication de pouvoir.

            En sa qualité de Président d’une formation politique représentée à l’Assemblée Nationale considérée comme porte d’accès au pouvoir, Bulambo ne peut aucunement compter sur quelque memo que ce soit. Des foules des Congolaises et de Congolais lui suffisent.

            Mr l’Editeur, avec modestie et surtout sans rancœur, nous préférons  mettre toutes les injures conte notre personne dans le panier de la naïveté de la part de ceux qui croient que vouloir barrer à un adversaire politique coriace, pointilleux et sérieux comme l’on avoué certains médias de la campagne,  il faut y aller par des coups bas. C’est donc un esprit de bas étage de la part de ceux là qui n’acceptent pas la contradiction. C’est indigeste tout ce qui vient d’être débité dans la presse après notre intervention à la télévision RTVS1 pour éclairer l’opinion par rapport au grand débat dans le pays autour  des sous-comptes du trésor ouverts dans les banques commerciales par le 1er Ministre Matata.

            Tout en vous remerciant, nous vous prions de publier notre mise au point dans les mêmes conditions que votre article.

Salutations patriotiques.

L’Honorable J.M. Bulambo

Député National

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