A propos de « Au banc des accusés, la PAD se défend » ; droit de réponse de la MIBA

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Nous conformant aux dispositions et usages régissant la presse, nous avons l’honneur de vous demander de publier ce droit de réponse, consécutivement  à la parution dans votre édition du 23 juin 2010 de l’article intitulé « Au banc des accusés, la PAD se défend. 

De la rétrocession d’une partie de notre concession SU n°4016 

Par sa lettre S.n°130/2009 du 03 avril 2010, Monsieur Paul Kabongo Fuila, ancien Président Administrateur Délégué, a rétrocédé au domaine public une portion de la concession foncière susvisée. 

Il importe de relever à cet égard que cette rétrocession est irrégulière pour les raisons ci-après :

• les statuts de l’entreprise ont été violés en ce que cette rétrocession n’avait pas reçu l’aval préalable du Conseil d’Administration, seul habilité quant à ce ;

• la lettre de rétrocession a été enregistrée et transmise à l’Autorité Provinciale dans des conditions suspectes (pas d’accusé de réception) le 17 avril 2009, alors que Monsieur Kabongo Fuila avait été déchargé de ses fonctions de Président Administrateur Délégué depuis le 10 avril 2009 ;

• l’arrêté provincial créant le lotissement dit des sénateurs porte la date du 08 avril 2009, alors que la lettre de rétrocession de la MIBA n’a pu être transmise que le 17 avril dans la meilleure des hypothèses. 

En conséquence, la Direction Générale considère que le lotissement susnommé est illégal et que les titres délivrés par le Conservateur, serait-ce en faveur de membres du personnel de la MIBA, sont nuls et de nul effet. 

Dans le même ordre d’idées, la Direction Générale poursuivra, sans relâche, ses efforts en vue de défendre le patrimoine foncier de l’entreprise. Les plus hautes instances compétentes ont du reste été déjà saisies de la situation sous examen. 

En réaction, le Directeur du Cabinet du Président de la République a instruit l’autorité provinciale de rapporter les arrêtés de lotissement en vue de préserver le patrimoine de la MIBA. 

Du climat au sein de la MIBA 

Ainsi que l’atteste le dernier mémorandum de la Délégation Syndicale de la MIBA à son Excellence Madame la Ministre du Portefeuille, l’ensemble du personnel, en harmonie avec la Direction Générale, dénonce les manoeuvres extérieures tendant à dépouiller la Société de ses actifs fonciers et miniers à la faveur de ses difficultés actuelles. 

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de notre considération distinguée. 

Direction Générale de la MIBA

Note de la Rédaction 

Nous remercions la MIBA pour sa réaction, en dépit de son caractère tardif, ainsi pour toutes les précisions apportées au dossier relatif au patrimoine foncier. Mais que ceci n’occulte par le problème de fond, à savoir celui de la survie de la société. Cadres et agents de la Minière de Bakwanga auraient intérêt à maintenir la pression sur les décideurs politiques afin d’obtenir la libération des moyens financiers nécessaires à la relance des activités de production et de commercialisation du diamant.

La protection du patrimoine foncier ne poserait pas problème si la MIBA redevenait la MIBA, c’est-à-dire une société minière capable de peser d’un poids significatif dans les budgets nationaux et provinciaux ainsi que dans ceux des millions des ménagers de Mbuji-Mayi et du Kasaï Oriental.

Depuis que la MIBA a cessé de produire et de vendre le diamant, c’est la sécheresse financière au Kasaï Oriental. S’il y a un vœu à émettre, c’est celui de voir ce géant minier renaître de ses cendres, comme c’est le cas de la Gécamines au Katanga. Cette dernière province a en effet repris vie grâce à la remontée des cours du cuivre et du cobalt.

Elle recommence à faire des envieux. Le Kasaï Oriental ne mérite pas le sort cruel qui est actuellement le sien.

La Rédaction.

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