A l’approche des fêtes de fin d’année 2010 : l’uniforme fait peur la nuit à Kinshasa

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Le regain de criminalité observé  ces temps derniers,  davantage des insomnies aux paisibles populations de la ville de Kinshasa, mais également constitue un casse-tête pour les responsables des forces de police.

 Dans un communiqué remis hier à la presse, l’inspecteur provincial de la police ville de Kinshasa qui tient à faire participer la population à la traque, sinon à la dénonciation des malfaiteurs, invite les Kinois à demeurer vigilants et à coopérer avec la police pour faciliter l’identification et l’arrestation rapide de ces inciviques.

 

 A la base de cette mobilisation générale, l’inspecteur divisionnaire adjoint J.D. Oleko signale l’existence des bandes  de 3 à 5 personnes, en civil ou en uniforme, soit des Forces armées de la RDC, soit de la Police nationale congolaise, qui opèrent dans la ville de Kinshasa. A leur actif, plusieurs agressions comme celle  des séminaristes dont l’un d’eux, le togolais Nicolas Eklou Komla, qui a succombé de suites de ses blessures par balles reçues dans la nuit du 4 au 5 décembre 2010, à Mont Ngafula.
 Les Kinois qui depuis des mois, ne cessent d’exprimer des inquiétudes justifiées quant à leur sécurité dans leur ville, continuent de s’interroger sur leur sort, étant donné qu’en cette période de l’approche des fêtes de fin de l’année, plusieurs bandes des malfaiteurs sont sorties de leurs tanières avec pour objectifs, terroriser, extorquer et tuer.
 Pour ce faire, ils arborent soit la tenue militaire, soit l’uniforme de policiers, entretenant ainsi la confusion entre les éléments disciplinés et de faux militaires ou de faux policiers. Sous cet uniforme, les uns plus téméraires n’hésitent pas à opérer en plein jour, tandis que les autres préfèrent se retrancher derrière l’obscurité de la nuit, bien qu’agissant toujours à visages découverts.
 Ne sachant plus à quel saint se vouer, les habitants de la ville de Kinshasa se posent des tas de questions au sujet de cet appel à la vigilance leur lancé par l’inspecteur provincial de la police ville de Kinshasa. Bien qu’ils se disent disposés à collaborer avec les différentes unités de la police, les Kinois voudraient savoir auparavant quelles sont les mesures particulières et concrètes prises par l’inspection provinciale de la police pour  leur sécurité.
 La police de proximité existe, les containers abritant de sous-commissariats et postes de police sont encore visibles dans de nombreux quartiers.  A-t-on résolu le problème de l’insuffisance des effectifs qui voit quatre policiers assurer seuls la nuit, le rôle de permanence ?
 Au lieu de servir uniquement de parkings, ces postes de police de proximité devraient être les points de départ de plusieurs interventions dans les quartiers environnants. En effet, en cas de détresse, les policiers en poste devraient être en mesure de descendre rapidement sur le terrain et porter secours aux populations agressées.
 S’il est vrai que quelques numéros d’appels de sous-commissariats sont connus, alors que la plupart sont ignorés, mais combien peuvent répondre spontanément aux cris de détresse des victimes des agressions ?
 L’on sait que dans certains postes de police, la réaction des éléments assurant la permanence est d’inviter les populations à appeler d’autres unités de police d’intervention, pendant que les malfaiteurs opèrent sans être inquiétés. Et quand les premières équipes d’intervention débarquent 2 ou 3 heures plus tard sur le terrain, c’est souvent pour constater les dégâts, déplorer des morts et enregistrer les plaintes des victimes.

Il faut revisiter les mécanismes de différents services de police
 Au lieu de continuer avec l’ancien système qui accuse des lacunes, l’Inspection provinciale de la police devrait à notre avis, revisiter les mécanismes de fonctionnement de la police de proximité, des unités d’intervention et des patrouilles régulières. Il s’agira de résoudre les problèmes qui se posent jadis, notamment accroître les effectifs et les doter des moyens logistiques pouvant leur permettre d’intervenir en tous temps en attendant l’arrivée des renforts. Renforcer ensuite les mesures qui ont porté des fruits et réorganiser des patrouilles régulières dans les quartiers au taux de criminalité élevé.
 En cette période, autant créer de petites cellules de sécurité comprenant des chefs de quartiers, des chefs de rue, des notables et des cadres de l’armée ou de la police habitant dans certains quartiers de la cité. Instaurer des rencontres régulières de ces structures avec les responsables des unités de la police de proximité, afin de recenser les cas d’insécurité, identifier les secteurs touchés par la criminalité et localiser certains repaires des malfaiteurs, les lieux de vente de la drogue et de l’alcool indigène.
 Le problème de la criminalité dans la ville de Kinshasa requiert, il est vrai, avant tout la mobilisation de tous. Mais aussi des moyens matériels et financiers. Sans mobilité, les unités d’intervention ne sauront pas atteindre à temps les lieux où elles sont attendues.
 En ce mois de décembre, autant relancer l’opération « Kimia » nouvelle version avec des équipes mixtes, qui avait fait leurs preuves, il y a des années.
 J.R.T.  

COMMUNIQUE DE PRESSE

 L’Inspection Provinciale de la Police Ville de Kinshasa informe le public qu’il a été remarqué depuis un certain temps à Kinshasa, I’existence de quelques bandes des criminels opérant souvent la nuit, généralement par groupe de 3 à 5 personnes, en civil ou en uniforme soit des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) soit de la Police Nationale Congolaise (PNC). Quelques cas de criminalité sont à mettre à leur actif, dont particulièrement celui de la nuit de Samedi 04 au Dimanche 05 Décembre 2010 à MONT NGAFULA, où ils se sont attaqués à un groupe de jeunes séminaristes qui revenaient de la Cité Verte pour KIMWENZA, leur lieu d’hébergement, avec pour conséquence de blessures par balles ayant entraîné la mort de I’une de leurs victimes. Il s’agit en effet de Monsieur EKLOU KOMLA Nicolas de nationalité togolaise.
En vue de nous permettre de mieux sécuriser nos compatriotes en cette période de préparatifs des festivités de fin d’année, nous invitons la population à demeurer vigilante et à coopérer avec la Police pour faciliter I’identification et I’arrestation rapide de ces inciviques.

Nous profitons de cette occasion pour fixer I’opinion publique sur le fait que nos équipes de patrouilles régulières ont toujours été annoncées
au Chef de quartier et sont couvertes par un Bulletin de Service.

Fait à Kinshasa, le 05 Décembre 2010.

L’Inspecteur Provincial de la Police
Ville de Kinshasa
Général J.D. Oleko
Inspecteur Divisionnaire adjoint

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