A 13 jours de la tenue des élections en RDC : l’UDPS appuie les sanctions de l’UE et met « Lamuka » en garde

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Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire General de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa ; le 18/10/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire General de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa ; le 18/10/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Juste après que le Conseil de l’Union Européenne ait prolongé hier
lundi 10 décembre 2018 les sanctions pour un an, jusqu’au 12 décembre
2019,  contre 14  personnalités civiles et militaires congolaises, le
Secrétaire général de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès
Social), Jean-Marc Kabund-a-Kabund, a animé un point de presse au
siège national de ce parti sur la 10è rue Limete. Naturellement, il a
exprimé tout son appui à la décision faisant état de leur prolongation
pour 12 mois supplémentaires, après un premier bail intervenu le 12
décembre 2016 et un second le 29 mai 2017.
L’on retient que ces sanctions tombent le jour où, le monde entier
célèbre les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de
l’homme, faite à Paris en France.  Le tribun de l’Udps, entouré des
cadres de son parti,  est allé plus loin en souhaitant que ces
sanctions soient étendues à d’autres suspects du régime qui continuent
à violer les droits humains et à faire entrave au processus électoral.
Dans le même registre, Jean-Marc Kabund a condamné avec énergie la
démarche du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine auprès
du Conseil de l’Union Européenne pour obtenir la levée de ces
sanctions.
Au cours du même rendez-vous avec la presse, le SG de l’UDPS a
vivement  condamné le traitement injustement infligé par le pouvoir au
candidat Martin Fayulu à Kindu, dans le Maniema. Il a aussi mis en
garde, dans le même contexte des violences préélectorales, de la
coalition « LAMUKA » contre ses velléités de torpillages de la
campagne électorale de Félix Tshisekedi, président national de l’Udps
et candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018. Jean-Marc Kabund
a martelé que si cela se reproduisait, l’UDPS serait en droit de
riposter.
Jean-René Ekofo
Ci-dessous l’intégralité :

POSITION DE L’UDPS SUR L’EVALUATION DES SANCTIONS CONTRE DES
PERSONNALITES CONGOLAISES PAR LA COMMUNAUTE
EUROPEENNE ET DES ETATS UNIS D’AMERIQUE
L’Union pour la Démocratie et Je Progrès Social, UDPS/TSHISEKEDI en
sigle, se félicite de la décision de l’Union Européenne de renouveler
les sanctions prises à partir de décembre 2016 contre des responsables
civiles et militaires congolais placés ainsi sous le coup de
l’interdiction de voyager et du gel de leurs avoirs en Europe.
Cette décision est à la fois un cinglant désaveu du régime décadent et
finissant de Monsieur Kabila et un vibrant hommage à toutes les
personnes victimes des abus qui peuvent être déclinés de la manière
suivante :
– arrestation arbitraire, torture et traitement infra humain, des
activistes et des membres de l’opposition politique; »
– usage disproportionné de la force, pour réprimer avec violence. les
manifestions  pacifiques;
-répression sanglante et meurtrière à Kinshasa, en janvier et février 2017 ;
– répression de la population et massacre des innocents dans les
provinces du Kasaï, sous prétexte de mater la rébellion des Kamwina
N’sapu;
–  assassinat de deux experts de l’ONU, en l’occurrence. Mme Zaïda
Catalan, d’origine suédoise, et Monsieur Michael Sharp, d’origine
américaine, sauvagement tués en mars 2017, alors qu’ils menaient des
enquêtes sur les massacres des populations kasaiennes avec la probable
complicité du gouvernement congolais.
Prenant à coeur le chagrin qui frappe encore durement les familles et
les États respectifs de ces deux experts onusiens, auxquels l’UDPS
manifeste sa plus grande compassion, notre Parti anticipe et prend la
position suivante :
1. L’UDPS exprime sa satisfaction quant au maintien des sanctions déjà
imposées et souhaite même leur extension à d’autres individus suspects
du régime Kabila qui continuent à opérer dans l’impunité la plus
totale;
2. Notre Parti soutient et appuie, avec force, toutes les démarches
qui sont entreprises ou qui le seront plus tard, par les pays dont
sont originaires les deux experts de l’ONU, je cite Mme Zaïda Catalan
(Suède) et Monsieur Michael Sharp (Etats-Unis d’Amérique), pour faire
éclater la vérité sur l’assassinat de leurs ressortissants.
3. L’UDPS condamne vigoureusement. la complicité et la complaisance
délibérée du Secrétaire général de l’UNU, dans le traitement de
différents rapports des enquêtes menées jusqu’à ce jour, pour établir
la responsabilité du gouvernement congolais dans cet ignoble
assassinat. En effet, certains documents confidentiels analysés
récemment par cinq médias internationaux dont RFI ont révélé que le
Secrétaire Général de l’ONU avait caché des informations sensibles au
Conseil de Sécurité des Nations-Unies, certainement. pensons-nous,
pour ménager le gouvernement congolais et poursuivre la collaboration
avec un régime finissant et illégal, comme si de rien n’était;
4. L’UDPS condamne la démarche honteuse lancée par le Conseil de paix
et de sécurité de l’Union africaine, pour tenter d’obtenir la levée
des sanctions internationales, qui frappent non seulement, ceux qui,
dans l’impunité la plus totale et au mépris de la Constitution de
notre pays, ont abusé de leur pouvoir et de leur position, pour
bloquer le processus électoral, mais aussi et surtout, les présumés
auteurs intellectuels des crimes du Kasaï et de Beni, dont
l’implication dans le meurtre des experts onusiens ne fait l’objet
d’aucun doute.
Suite à cette position, clairement exprimée, l’UDPS formule des
propositions suivantes:
1. Que tous les présumés auteurs intellectuels nationaux et étrangers
du meurtre de Mme Zaïda Catalan et de Mr Michael Sharp, soient
clairement identifiés et déférés devant la vraie justice.
2. Que les deux États, victimes de ce crime odieux, notamment la Suède
et les Etats-Unis, usent de toute leur influence au sein de la
communauté internationale pour créer les conditions de la mise en
place d’un Tribunal pénal international pour la République
démocratique du Congo, et ce le plus rapidement possible.
3. Que la communauté européenne et les Etats-Unis d’Amérique, restent
fermes devant les intimidations du régime congolais, un pouvoir
illégitime, hors mandat depuis le 19 septembre 2016 et qui ne
manifeste aucune volonté d’organiser des élections libres.
transparentes et apaisées en RDC.
A titre de rappel, la communauté internationale reste liée au
processus de stabilisation du Congo par l’Accord du 31 décembre 2016,
dit l’Accord de la Saint-Sylvestre, avalisé par le Conseil de sécurité
de l’ONU.
S’agissant de cet Accord, bien qu’il prévoyait la tenue obligatoire
des élections présidentielles, législatives nationales et provinciales
pour mettre fin à la confusion politique délibérément créée par Mr
Joseph Kabila pour rester au pouvoir, il a fallu des pressions de
notre peuple et de la communauté internationale pour pousser ce
dernier à regarder la porte de sortie comme l’y oblige la Constitution
congolaise.
Nous voici donc résolument engagés dans la dernière ligne droite qui
mène vers les élections le 23 décembre prochain, soit dans 13 jours.
C’est ici l’occasion pour moi, au nom de l’Exécutif du Parti, de
remercier toute la population de l’Est de notre pays, qui ont réservé
un accueil délirant au ticket gagnant, composé du No 20, le Président
Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, candidat du Cap pour le Changement
à l’élection présidentielle, et son directeur de campagne et président
de l’Union pour la Nation Congolaise -UNC, Mr. Vital KAMERHE.
J’en appelle donc, à toutes celles et tous ceux qui aiment le Congo,
qui croient encore en son avenir et qui sont déterminés à prendre un
nouveau départ, à se rendre massivement dans les urnes le 23 décembre
prochain, et à voter le N°20, comme le prochain président de la
République. Certes, la machine à voter soulève le spectre de la fraude
et de la manipulation des résultats, mais nous allons y opposer une
surveillance accrue des bureaux de vote, de l’ouverture à la
fermeture, jusqu’au comptage et à l’affichage des urnes exprimées. Et
le résultat proclamé doit être conforme à la volonté populaire, nous
n’accepterons jamais le contraire.
J’invite sincèrement, ceux qui doutent encore, les indécis, à suivre
la seule voie salutaire pour le Congo, celle d’opérer le choix de la
raison et de l’espoir, avec le candidat N°20. Qu’ils rejettent
vigoureusement, les consignes suspectes données par certains leaders
politiques et selon lesquelles il faut se rendre au bureau de vote,
munis d’un stylo et d’un papier volant pour y inscrire son choix et
glisser dans l’urne. Il s’agit là d’un appel irresponsable, incivique
et anti-démocratique parce qu’il contient l’esprit et la lettre du
boycott des élections au moment où notre peuple aspire à mettre fin
aux malheurs qu’il vit depuis l’arrivée des prétendus libérateurs dans
ce pays, le 17 mai 1997, ça fait 21 ans.
Je condamne avec la plus grande fermeté les dérives du pouvoir
illégal et illégitime de Monsieur Kabila qui a payé un commando pour
saccager notre permanence à Mbuji-Mayi, avant de procéder à
l’enlèvement et à la torture de nos cadres qui battaient paisiblement
leur campagne électorale. En outre, j’accuse ce pouvoir de payer les
jeunes et d’embrigader certains agents de l’ordre, policiers comme
militaires, ainsi que les éléments de l’ANR, pour détacher les
affiches et les banderoles des candidats de l’opposition, et ce à
travers tout le pays. Nous condamnons par la même occasion le
traitement injustement infligé par le pouvoir au Candidat Martin
FAYULU à KINDU.
D’autre part, nous constatons une montée Inquiétante de la haine et
de la jalousie dans le chef des leaders de la coalition LAMUKA. Ne
sachant plus comment sortir de leur contradiction et perdant pied sur
le terrain de la campagne électorale, ils instrumentalisent des
groupes de jeunes et commanditent des attaques contre le candidat le
plus populaire et le mieux positionné dans la course à la magistrature
suprême, en l’occurrence le CANDIDAT NUMERO 20, Monsieur Félix Antoine
TSHISEKEDI.
Je saisis cette occasion également, pour demander à nos compatriotes
le président Jean Pierre BEMBA. le président Moise KATUMBI et le
président Antipas MBUSSA NYAMUISSI, qu’ils reviennent à la raison,
qu’ils privilégient l’intérêt supérieur de la nation en lieu et place
des intérêts personnels et machiavéliques.
Je les invite à cesser de provoquer notre peuple en instrumentalisant
certains fils du pays, au nom de leur coalition Lamuka, pour qu’ils
attaquent avec violence, le Président TSHISEKEDI et le CACH dans leurs
activités de campagne, comme cela s’est passé à Bunia. La prochaine
fois, l’UDPS ne se laissera pas faire. La réplique sera à la hauteur
de la provocation.
Toutefois, il n’est pas tard de rejoindre la véritable option de
changement, dénué de tout  intérêt égoïste et hypocrite. Car, le
Président Félix TSHISEKEDI demeure l’homme de la réconciliation des
Congolais avec eux-mêmes et avec leur pays, le Congo.
S’agissant des Violences électorales dans le Kasaï, je dénonce avec
la dernière énergie, l’intention malicieuse du pouvoir finissant, de
charger l’UDPS des faits qu’elle ne connaît pas. Notre Parti reste
inscrit dans la légalité, dans la non-violence et dans le strict
respect des valeurs démocratiques, dont la tolérance et la divergence
d’opinion. Je rejette toute accusation fortuite, dont l’objectif est
de ternir l’image montante du prochain président de la République, Son
Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.
Enfin, pour la communauté Internationale. Je souhaite vivement
qu’elle reste attentive et surtout en état d’alerte. Car, c’est au
prix de sacrifices et même de sacrifices suprêmes, que le peuple
congolais accepte d’aller aux élections aux conditions douteuses
imposées  par Mr. Kabila. Mais il a la certitude que la victoire est
dans son camp, 2018 n’étant pas 2011, notre peuple n’acceptera Jamais
et au grand jamais. que sa victoire lui soit volé, même à mains
armées. Il revendiquera de la manière la plus forte jusqu’à la
victoire finale, puisque, le peuple gagne toujours.

JE DIS A NOS COMBATIANTES ET COMBATIANTS AINSI QU’AU PEUPLE CONGOLAIS:
TENONS BON, L’UDPS VAINCRA
JE VOUS REMERCIE.
Jean-Marc KABUND-A-KABUND

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2 Commentaires

  1. La loi de la jungle hanterait la Politique Rdcienne, où l’on est bien le matin, à midi on crée une siscion, et le soir les invectives se croisent à l’escabeau sans honte. Normalement Cash et Lamuka ne pourraient se battre, s’ils se prêtent mains, ils gagneront. Parfois ça dérange le RDCIEN qui voit les étrangers chier sur leur perron du jour comme de nuit. C’est honteux de suivre la politique Congolaise à cette allure.

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