TGI/Ndjili : une ancienne concession du général Lundula divise une tante et ses neveux

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Zemanta Related Posts ThumbnailBoseki Lina, défenseur judiciaire de son état et son frère Yenga Lina, sont en procès contre leur tante  Iyayongo et  leur oncle paternel Booto Moyito. Usage de faux est la prévention retenue à charge des deux frères. Les deux parties ont des prétentions sur une portion de l’ancienne concession du général Lundula du côté de Mikondo, dans la commune de Kimbanseke. Ayant été débouté au civil, Iyayongo et consorts sont allés en appel au niveau du TGI de Ndjili. Ce dossier est enrôlé au TGI Ndjili sous le numéro RP 8068. On en est encore à l’instruction.

Appelé à exposer les faits, les avocats des plaignants  ont affirmé qu’ils attaquent en faux l’enquête parcellaire et l’attestation d’enquête parcellaire détenues par l’autre partie. Car, en 1983, le général Lundula avait morcelé sa concession et avait vendu une portion  à un certain Makonge. Comme il était en régime de communauté des biens avec son épouse Iyayongo, la tante  était devenue par après la propriétaire de cette  parcelle. Leur cliente avait appelé ensuite son frère Yenga à ses côtés pour l’achat des matériaux de construction et accessoires.  D’autant plus qu’elle faisait des affaires. Ce dernier s’était amené  sur les lieux avec ses deux enfants, ont-ils affirmé.

A la mort de Yenga en l’an 2000, les deux enfants avaient cru que ladite parcelle  appartenait à leur géniteur.

Ils ont fait remarquer que le faux en écriture est souvent commis dans l’intention de nuire.

Un puzzle

Boseki a fait savoir qu’en sa qualité de défenseur judiciaire, il ne voyait pas pourquoi lui   et son frère devraient recourir à un avocat. Les deux frères ont affirmé que leur tante avait avoué n’être pas la propriétaire de la parcelle querellée devant le juge civil.  Etant des héritiers de première catégorie, les plaignants n’ont ni titre, ni qualité pour les déposséder du bien leur laissé par leur géniteur. Ils ont affirmé avoir  déjà produit d’autres titres parcellaires, à savoir la demande de terre, le livret de logeur, la fiche parcellaire. Et de souligner que comme leur tante et leur oncle paternel contestent les deux dernières pièces, ils devraient  leur montrer les pièces authentiques.

            Reprenant la parole, les avocats d’Iyayongo et Booto ont déclaré que leurs clients ont un acte de vente. Et se demander sur quel document s’étaient -ils appuyés pour obtenir l’enquête parcellaire et l’attestation d’enquête parcellaire.

            En outre, ces deux pièces ont été signées le même jour, c’est-à-dire le 23 mai 1987  et on y trouve deux signatures différentes.

            A la question de savoir pourquoi ils n’ont pas l’acte de vente en leur possession, les deux frères ont répondu aux juges n’avoir pas obtenu la pièce en question auprès des autres membres de la famille élargie.

            L’instruction va se poursuivre le mardi prochain avec l’audition du chef de quartier de Mikondo et du mari d’Iyayongo.

Jean- Pierre Nkutu

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