800 000 Euros de la France pour lutter contre la faim

0
42

L’ambassadeur de la France en RD Congo, Pierre Jacquemot, et Cheick Ba, chef de mission pour Action contre la faim, ont signé hier mercredi 17 février à la représentation française, deux conventions de subvention au profit des populations de l’Est de la RDC. La contribution d’un montant total de 800.000 Euros, versée par la France à cette ong, va permettre d’améliorer la sécurité alimentaire de 4.500 ménages vulnérables (22.500 personnes) parmi les populations déplacées et familles d’accueil du territoire de Dingila dans le district du Bas-Uele en Province Orientale. Par ailleurs 4.600 ménages vulnérables (32.200 personnes) du territoire de Kalehe dans la province du Sud Kivu bénéficieront aussi de cette aide.

A en croire le communiqué de presse de l’ambassade, le choix du territoire de Dingila est motivé par le fait qu’il est affecté par 2 phénomènes : le conflit entre les Fardc et les rebelles ougandais de la Lra, entraînant des déplacements massifs de population dans le Haut et le Bas-Uele, et une baisse de la production alimentaire due à l’enclavement de la zone et les difficultés économiques. Ainsi donc, le projet d’ « Action contre la faim » vise à relancer la production agricole des ménages déplacés et d’accueil par la recherche de l’autonomie pour les producteurs agricoles grâce à l’appui en intrants agricoles vivriers et maraîchers (semences et outils), et l’amélioration de l’accès aux denrées alimentaires à travers des coupons alimentaires (protection des semences).   
De son côté, le territoire de Kalehe est sélectionné car considéré comme prioritaire par le Plan d’action humanitaire de la RDC pour 2010. Il est également frappé par 2 phénomènes : des déplacements massifs de population des Hauts plateaux vers la plaine à cause des conflits de ces dernières années, et une baisse de la production alimentaire due aux maladies phytosanitaires, à la dégradation de l’environnement et aux pertes de bétail.
En somme l’objectif du projet est de parvenir au renforcement de la production primaire par des distributions de semences et des formations techniques adaptées qui permettront de travailler sur la dégradation de l’environnement et l’amélioration de l’accès aux denrées alimentaires à travers des microprojets de « vivres contre travail ». Enfin, la stratégie d’Action contre la faim vise à répondre aux urgences et difficultés nutritionnelles et alimentaires que rencontrent les personnes les plus vulnérables en diversité et en quantité.

Tshieke Bukasa  

LEAVE A REPLY

*