60 à 75 000 chèvres et moutons décimés au Bandundu

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 « Actuellement, il y a environ 40.000 têtes de bétail tuées dans la province de Bandundu par la peste des petits ruminants. Mais s’il faut compter un certain nombre de bêtes abattues avant la propagation de la maladie,  le nombre des bêtes tuées serait entre 60 à 75.000 », a déclaré hier Serge Tissoto, coordonnateur de l’opération agricole d’urgence et de réhabilitation du Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). C’était au cours d’une matinée d’information organisée par la représentation de la FAO en RDC pour permettre à la presse congolaise de comprendre le fonctionnement de cette agence onusienne. 

Le coordonnateur a signalé que la maladie évoluait d’Est en Ouest, et de semaine en semaine. Elle est déjà signalée à Kikwit et à Bandundu-ville. La maladie affecte les chèvres mais aussi les moutons. Il situe à 85% le taux de mortalité de la maladie dans la province de Bandundu. 
La FAO a mis sur pied un programme de vaccination dans les zones non affectées pour faire écran, de façon à empêcher la propagation de la maladie. Mais à l’heure actuelle, celle-ci est signalée dans le Bas-Congo, à Luiza au Kasai Occidental et dans la province de l’Equateur où la peste est dans un état endémique. A ce sujet, la FAO conseille à la population de ne pas déplacer les bêtes d’une zone à une autre car celles-ci vont se déplacer dans une zone endémique ne pourront pas résister à la maladie puisque celles qui vivent dans de telles zones ont déjà développé une certaine forme de résistance.
 
Le représentant de la FAO en Rd Congo, Ndiaga Gueye, a tenu à souligner à ce sujet que son agence accompagne le gouvernement dans ses efforts en ce qui concerne l’agriculture et l’alimentation. Les chiffres que la FAO avance proviennent en grande partie des services du ministère de l’Agriculture.
En introduction, le représentant de la FAO en Rd Congo a donné un aperçu sur l’historique et le travail de cette agence onusienne. Il a relevé qu’en 1943 il y a eu engagement de 44 chefs d’Etat pour créer la FAO. L a création est intervenue en 1945 et c’est en 1951 qu’il y a eu transfert de son siège de Washington à Rome. Le 16 octobre 1981, il y a eu célébration de la première journée mondiale de l’alimentation. 
 
En tant que source de savoir et d’information, la FAO, aide les pays en développement et les pays en transition à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques, et à garantir une bonne nutrition pour tous. 
La FAO est une organisation intergouvernementale qui compte 193 Etats membres, plus la communauté européenne. Comme activités de base, elle est dans l’agriculture et la protection des consommateurs, le développement économique et social ; pêches et aquaculture ; forêts ; gestion des ressources naturelles et de l’environnement ; coopération technique ; services internes, ressources humaines et finance. 
Ndiaga Gueye a indiqué que chaque Etat membre contribue au financement de la FAO. A eux seuls, les Etats-Unis et le Japon contribuent à hauteur de 40% du budget de la FAO.  La Rd Congo, où la FAO est présente depuis 1978 et sans interruption, contribue avec 15.000 dollars USD, curieusement, le pays est à jour même si en 2012  il n’a pas encore donné sa quote-part. La Rd Congo bénéficie largement de son appartenance à la FAO car sa représentation fonctionne en Rd Congo avec un budget de plus d’un million de dollars. 
 
Sur le plan environnemental, la FAO apporte son appui à des activités de préparation à la REDD+ dans 42 pays partenaires en Afrique, Asie-Pacifique et Amérique latine, a dit Gilbert Atanda Botikale, chargé du programme REDD à la FAO. Il a indiqué que la réduction des émissions résultant du déboisement et la dégradation des forêts (REDD+) est un effort pour créer une valeur financière pour le carbone stocké dans les forêts, en offrant des incitations pour les pays en développement afin de réduire les émissions provenant des terres boisées et d’investir dans des voies de développement durable à faible émission de carbone. Dans les 42 pays soutenus par le programme, a dit le chargé de programme REDD de la FAO, 16 pays, dont la Rd Congo, reçoivent un soutien pour les activités de leurs programmes nationaux. Malgré ce soutien, le représentant a insisté sur le fait que la FAO n’est pas un organisme bailleur des fonds.
 
Jean- René Bompolonga  

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