6 millions USD pour lutter contre les violences sexuelles

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Le gouvernement de la RD Congo, par l’entremise du ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant, et ses partenaires humanitaires, notamment Unfpa, Unicef, Onufemmes, etc., ont signé, le 9 février 2015, le protocole de programme conjoint sur la lutte contre les violences sexuelles en RD Congo. Occasion pour la titulaire de ce secteur, Bijou Mushitu Kat, d’exhorter les acteurs impliqués dans cette bataille de tenir compte des recommandations pertinentes contenues dans la note d’orientation élaborée en vue de corriger les faiblesses connues lors de la mise en œuvre de précédentes allocations. « Je vous invite à accorder une attention particulière à la visibilité et au renforcement des capacités de la Coordination, à l’implication effective des services de mon ministère tant au niveau national que provincial », a-t-elle indiqué.

Plaidant par ailleurs pour les Organisations non gouvernementales, la ministre Mushitu Kat a promis son implication personnelle dans ce combat pour améliorer le sort des victimes et survivants des violences sexuelles. D’ores et déjà, elle a décidé d’effectuer, dans les prochains jours, une descente sur terrain afin de palper du doigt le travail abattu par différentes composantes impliquées dans la lutte contre les abus sexuels.
Pour sa part, le coordonnateur des Affaires humanitaires au sein du Système des Nations-Unies en RDC, Moustapha Soumaré, a relevé les avantages de cette troisième allocation, notamment le renforcement du leadership du ministère du Genre, l’appropriation totale du projet par le gouvernement, la redevabilité à la population, etc.
Il convient de noter que c’est le professeur Mangalu, coordonnateur national de la Cellule d’études et de planification pour la promotion de la femme, de la famille et protection de l’enfant (CEPFE qui a présenté d’entrée de jeu), qui a présenté les détails de ce programme à l’assistance.   En somme, il faut y retenir que ce projet existe déjà depuis 2010 et était exécuté par les agences du système des Nations-Unies qui s’étaient partagés les différents thèmes.
Lors d’une évaluation, a enfin souligné Françoise Ngendahayo, après deux ans de mise en œuvre du projet, un constat a été fait : le projet avait des lacunes, y compris les capacités de coordination. « Cela veut dire que chacun travaillait dans un sens sans tenir compte de ce que l’autre faisait et il y avait également un manque de suivi de la part de grands acteurs et surtout le gouvernement. Et surtout il y avait un manque de communication des résultats atteints… » a-t-elle indiqué.
Enfin, face aux critiques liées à l’absence de visibilité, Françoise Ngendahayo a rappelé qu’ils ont tous le devoir de redevabilité envers la population. « Les lacunes qu’on avait identifié à savoir renforcer la coordination, deuxièmement assurer la communication et, troisièmement, assurer le suivi évaluation. On va s’assurer qu’il y a une meilleure synchronisation entre les agences pour le travail qui doit être fait ;  Nous allons travailler sur la prévention et essayer de renforcer la capacité des femmes et des jeunes filles elles-mêmes de pouvoir résister ; le chemin ne sera pas long par l’autonomisation économique de la femme… » a-t-elle conclu.
Tshieke Bukasa